07 avril 2007
LE PORTAIL INTERNET DU CHEMIN DES DAMES EST OUVERT.

Jeudi, soit dix jours avant la commémoration officielle du 90e anniversaire de l'une des grandes batailles de la Première Guerre mondiale, le Conseil général de l'Aisne inaugurait un portail Internet exclusivement consacré au Chemin des Dames.
Désormais, les internautes ont donc accès à des données historiques, bibliographiques et pratiques pour visiter les différents lieux de mémoire en se rendant sur le site " www.chemindesdames.fr ".
L'agenda complet y est régulièrement remis à jour. Il permet de suivre l'ensemble des manifestations et des expositions proposées par l'espace muséographique de la Caverne du Dragon.
Deux nouvelles bornes interactives ont par ailleurs été installées dans les offices de tourisme de Laon et de Soissons. Elles complètent celles déjà en service aux archives départementales de l'Aisne et à la Caverne du Dragon.
VINCENT PEILLON A CHATEAU-THIERRY : « L'ENNEMI DU RMISTE N'EST PAS LE RMISTE D'A CÔTÉ ! »
L'Aisne est en campagne. A partir de ses élus locaux, chaque bassin de vie se mobilise. Après Soissons, la Thiérache, Laon, Saint-Quentin, le sud du département accueillait plusieurs personnalités du Parti Socialiste et du MRC.

A l'invitation de Dominique Jourdain, Michel Vignal était donc à Château-Thierry avec Vincent Peillon, Porte-parole de Ségolène Royal ; et Jean-Jacques Thomas, Premier Secrétaire fédéral et Membre du Bureau National.
Pour ce dernier, si la Droite demeure l'adversaire, l'Extrême Droite n'est pas à sous-estimer.

« Partout, le sentiment de peur et d'humiliation engendre les pires fantasmes nourris, ici, par le chômage, là, par l'absence d'insertion. N'ayons aucune illusion, l'UMP n'a déjà aucun état d'âme pour draguer sur les terres d'un Front National, plus que jamais populiste, plus que jamais xénophobe et qui, aujourd'hui, s'engage, sans scrupule, dans une éthnisation du social, dans une vision ethnique de la société d'autant plus aisée que nous assistons à une dissolution du collectif.
Anti-tout, tous coupables : ce sont les mêmes thèmes que ceux des années 50 et 60, mais à cette époque, dans les quartiers, dans les usines, il y avait un encadrement politique, syndical, culturel et social qui aujourd'hui se délite.

Ségolène Royal constitue bien l'unique rempart pour endiguer la thèse du repli national comme solution à nos problèmes ».
Percutant, avec un discours axé sur la nécessité non seulement de revenir aux valeurs républicaines, mais de les défendre et de les porter, Vincent Peillon a éclairé les véritables enjeux de l'élection présidentielle.
Sans langue de bois, il s'en est directement pris à Nicolas Sarkozy (« s'il avait été Président de la république, ne serions-nous pas aujourd'hui en guerre en Irak ? ») :

« Après les évènements de la gare du Nord, lorsqu'il nous accuse d'être du côté des fraudeurs, pourquoi ne nous attaque-t-il pas sur nos emplois tremplins, la modulation des aides aux entreprises ou aux moyens réaffectés à l'Education Nationale ? « .
Reprenant la décision de Nicolas Sarkozy de ne pas revaloriser le SMIC et sur sa proposition de « travailler plus pour gagner plus », le Fondateur du NPS martela cette évidence :
« L'ennemi du RMIste, répéta-t-il, n'est pas le RMIste d'à côté. L'ennemi de celui qui perçoit 1 200 € n'est pas celui qui en gagne 600. L'ennemi, ce sont les entreprises du CAC 40 qui réalisent 100 milliards de profit, les patrons qui s'octroient des parachutes dorés et qui estiment ensuite que le coût du travail est trop élevé ! ».

Mobilisateur, Vincent Peillon nota encore que si la politique ne change pas toute la vie, elle concerne toutes les parties de la vie. Défendant les acquis de la Gauche, il revînt sur 2002 :
« Etions-nous tellement social masochisme que nous considérions que notre projet n'était pas suffisamment à Gauche pour décider de porter pour cinq ans la Droite au pouvoir ? ».
Insistant sur le « devoir de réveil », le Député européen en appela donc à l'engagement de chacun pour éviter de revivre 2002. Cette fois, la réponse s'appelle Ségolène Royal.
En référence au candidat de l'UMP, il ajouta :
« Elle, elle ne vous demande pas d'où vous venez, mais où nous allons aller ensemble. »
Dimanche, au stade Léo-Lagrange, HOLNON ET UNE SÉLECTION D'AFRIQUE DU SUD.

Après sa nette victoire à SOISSONS (6-1) et profitant des faux-pas de ses adversaires directs, l'U.S. BHT a franchi un pas décisif vers la montée.
Dimanche à 15 h., les coéquipiers de Guillaume Monvoisin auront l'occasion de situer leur valeur. En 8ème de finale de la Coupe de l'Aisne, les Thiérachiens reçoivent, en effet, Holnon, actuel leader de l'Interdistricts.
Ce match ne manquera d'ailleurs pas de saveur. Outre le fait que les deux entraîneurs Daniel Dautremay et Simon El Mountacir se connaissent et s'apprécient, la rencontre constituera la revanche du challenge Prévot remporté l'an dernier par l'U.S. BHT.
Au terme de cette confrontation, le stade Léo-Lagrange servira également de cadre à une confrontation amicale entre les « moins de 18 ans », actuels septièmes au championnat de Promotion d'honneur et une sélection de la Province du Gauthen, en Afrique du Sud.

Déjà, l'an dernier, une formation de cette région avait battu 1 but à 0 l'équipe de l'Aisne à l'occasion de l'inauguration de l'éclairage du stade Hébert.
LA GUITARE A LA MAIN …

Le rideau est tombé sur la quatrième édition du Festival de jazz. Chaque soir, Jean-Jacques Thomas accueillait les artistes. Sur l'air des lampions, le public lui réclamait alors « une chanson ».
Leurs bagages restés à Madrid d'où ils arrivaient, Chico et les Gypsies ont, quant à eux, entamé leur récital avec un peu de retard. Faute de disposer de leur tenue de scène, les musiciens ont même failli se produire avec des tee-shirts de la plage d'Hirson…
Jean-Jacques Thomas et Frédéric Sannier sont donc montés sur scène pour annoncer l'arrivée du groupe et, cette fois, le Maire d'Hirson a anticipé la demande des spectateurs … avec à la main la guitare d'un des Gypsies.
Sans malgré tout entonner la chanson demandée !
