03 novembre 2007
DES PYRAMIDES POUR ENTRETENIR LA MÉMOIRE.

L'incinération et des jardins du souvenir modifient l'approche de la mort et, avec elle, la relation aux défunts. Il faudra cependant attendre encore quelques années pour en mesurer l'impact sur les coutumes familiales au moment de la Toussaint.
Malgré tout, à Hirson, depuis la création du premier columbarium en 1999, cette pratique rassemblent de plus en plus d'adeptes. Les dix-huit cases initiales sont, en effet, occupées. L'an dernier, la Municipalité a même décidé de construire deux pyramides et vingt-sept cases susceptibles d'accueillir chacune entre deux et trois urnes funéraires et quatre cases temporaires.
Cette évolution n'empêche nullement le recueillement, le fleurissement et l'hommage rendu aux défunts. Les pyramides comme les sépultures traditionnelles entretiennent la mémoire.
ENTRE SPORT ET CHORÉGRAPHIE, BOXEURS MASQUÉS ET DANSEURS BRANCHÉS.

Quel rapport entre le rap la tektonic et la boxe ? Réponse : Vanessa Berteaux. L'animatrice du « Power Boxing Club » a, en effet, choisi un chemin rarement emprunté pour convaincre les jeunes Thiérachiens de croiser les gants.
Cette route passe également par l'accompagnement à la scolarité, engagé par le Centre social dans le cadre du Contrat urbain de cohésion sociale, par les Olympiades des sens, imaginées dans le cadre du Conseil intercommunal de prévention de la délinquance.

Mercredi soir, après le spectacle du château hanté, présenté par la Municipalité, Vanessa Berteaux proposa au public de la salle Carpentier un spectacle rythmé, alliant music et boxe. En cela, la chorégraphie rejoint le sport.
Une quinzaine d'adolescents et une dizaine de jeunes se retrouvent d'ailleurs chaque mardi et chaque vendredi ainsi que le mercredi après-midi pour se perfectionner et, pour les meilleurs, préparer la compétition. Aujourd'hui, Nancy Joseph, Championne du monde, initiera d'ailleurs le groupe à la savate.

En attendant, Vanessa Berteaux a réussi son pari : faire de la boxe un outil pédagogique. Et même si la soirée Halloween tend à démontrer le contraire, le « Power Boxing Club » n'avance pas masqué !
LE COURS DE LA PROMESSE ELECTORALE.
Le pétrole flambe et le cours des matières premières s'affole. Résultat, le prix de la baguette augmente de cinq centimes, celui du lait progresse de près de 10 %.
Le litre de gazole flirte également avec les records de 2006 pour atteindre 1,14 _ à la pompe. Figurant déjà parmi les préoccupations majeures des Français lors de la campagne électorale, le pouvoir d'achat devient aujourd'hui une source d'inquiétudes.
Bien sûr, le Gouvernement se veut rassurant. Il maitrise l'inflation. Le reste n'est, parait-il, qu'une affaire d'appréciation entre l'inflation perçue et l'inflation mesurée (sic).
Sauf qu'au moment de faire le plein de sa voiture, de remplir sa cuve de mazout ou plus simplement son caddie au supermarché, les consommateurs mesurent parfaitement l'évolution de la facture reçue.
Lorsque la tonne de blé augmente dans des proportions rarement atteintes ces dernières années, les producteurs peuvent certes se frotter les mains, mais, dans le même temps, la répercussion se fait sentir, d'abord chez le boulanger, puis dans les assiettes.
Qui plus est, les conditions météorologiques n'arrangent rien et réduisent de manière sensible les exportations de certains pays. L'offre s'affaiblit alors que la demande grandit. Inéluctablement, les cours explosent d'autant que les spéculateurs profitent de la dérégulation.
Pendant ce temps, en France, quatre millions d'hommes et de femmes vivant sous le seuil de pauvreté, sont touchés de plein fouet. Des travailleurs sont dans l'incapacité de faire face à leurs échéances. D'autres renoncent même à se soigner.
Même « celles et ceux qui se lèvent tôt » à qui Nicolas Sarkozy a tant promis pour se faire élire, comprennent ce qu'incertitude et précarité veulent dire.
Ils comprennent aussi qu'il ne suffit pas de parler du pouvoir d'achat pour qu'il augmente.
En France, le cours de la promesse électorale s'effrite !
