Le blog de Jean-Jacques THOMAS

Jean-Jacques THOMAS, Maire d'Hirson, 1er Vice-Président du Conseil général et Président de la Communauté de communes des "Trois Rivières", livre ses impressions et commentaires sur le quotidien de sa commune et de la vie citoyenne en général.

14 novembre 2007

LA TRAGIQUE HISTOIRE DE PETER DUMÉNIL, L'ALLEMAND D'ORIGINE FRANÇAISE, MORT DANS LE PAYS DE SES ANCÊTRES.

11_NOV_07_Hirson_disc_FB643En août 1972, à Neuve-Maison, une voisine frappe à la porte de Maurice Pilon. « Un Allemand est là ! » et elle ne comprend rien à ce qu'il raconte. Avec l'aide de Brigitte, la fille de l'ancien Maire, ce vieux monsieur appuyé sur sa canne explique alors sa présence en Thiérache. Il se prénomme Josef.

Au début de la Grande guerre, lui et sa sœur cadette ne sont que de jeunes enfants d'environ six à huit ans, pas plus. Leur père, lui, a déjà atteint la quarantaine. Certes, il est mobilisé, mais à cause de son âge, pas comme combattant. Il se retrouve donc affecté comme « territorial » à Neuve-Maison pour y surveiller le viaduc d'Ohis et éviter que la ligne de chemin de fer Guise-Hirson ne soit sabotée.
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Un jour, il est pris de violents maux de ventre. Il est admis au Lazaret, l'hôpital militaire allemand implanté à Hirson. Son état empire et, comme beaucoup à l'époque, le 6 novembre 1914, voici quatre-vingt-treize ans, presque jour pour jour, il meurt, victime d'une péritonite. Comme beaucoup d'autres, il meurt sans avoir entendu sonner le cessez-le-feu d'une guerre qui se révèlera interminable.

Hanté par ce père qu'il avait si peu connu, en cet été 1972, le fils revient donc sur les lieux où le soldat a achevé sa vie. Etait-ce possible de voir le viaduc, de rencontrer des anciens, d'obtenir des renseignements sur la vie quotidienne à cette époque ? Bref, d'en apprendre un peu plus sur l'environnement et les derniers jours de son père ? Comment allaient cependant réagir les gens de Thiérache, dans cette région où les Allemands n'ont pas laissé des souvenirs particulièrement agréables ?
Tombe_Peter_Dum_nilLà comme ailleurs, la guerre y a broyé des individus, des familles. Malgré tout, les anciens ennemis ont souvent partagé les mêmes souffrances. Le vieil homme souhaite donc visiter le cimetière allemand et, là, il se recueille devant la croix de pierre alignée parmi tant d'autres sur laquelle est gravé un nom à consonance française : Peter Duménil !

Le soldat allemand du viaduc d'Ohis est d'origine française. Un de ses ancêtres appartenait à la Grande armée de Napoléon. Après la retraite de Russie, il s'arrête à Aix-la-Chapelle où il tombe amoureux d'une jeune allemande. Il ne rentrera pas en France.
11_NOV_07_Hirson_Pete_FB624Un siècle plus tard, une autre guerre, tout aussi dramatique, va finalement sceller la vie de son descendant et, encore plus d'un demi-siècle plus tard, va amener un autre de ses descendants, malgré son âge, à marcher dans les pas de son père, à refaire à pied, sous le soleil d'août, la même route que Peter Duménil avait effectuée, malade, pour, de Neuve-Maison, gagner le lazaret d'Hirson.

Voilà pourquoi, le 11 novembre, Jean-Jacques Thomas et Brigitte Pilon ont fleuri la tombe de Peter Duménil, ce soldat ennemi, inhumé au milieu de ses compatriotes. Lui qui, tragique ironie de l'Histoire, l'Allemand d'origine française, est mort dans le pays de ses ancêtres.

Lui qui aurait pu combattre sous l'uniforme français si l'amour n'en avait décidé autrement.


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COUPE DES CEINTURES NOIRES DE JUDO : CARPENTIER DÉPOSSÉDÉ.

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Claude Carpentier allait-il réussir la passe de six ? Avec son quintal de talent, le champion du Judo club saint-quentinois avait jusqu'alors écrasé la Coupe des ceintures noires organisée à Hirson.
CEINTURES_NOIRES_07_v_FB4C7 Et, effectivement, jusqu'en finale, personne ne semblait pouvoir contester la suprématie du poids lourd axonais.

Ancien champion de France, Claude Carpentier s'est cependant laissé surprendre par Michael Maljean (ici au sol).

Plus vif, le sociétaire de Crépy a d'entrée marqué deux uykos et, malgré un net désavantage de poids, il a su gérer son avance jusqu'au terme du combat pour remporter la coupe remise par Jean-Jacques Thomas.

Côté féminin, pas de surprise, la Ternoise Angélique Boscariol s'est imposée face à Aline Nicolas, du Judo club de l'Omois.
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Au-delà de la compétition reine des « toutes catégories », l'après-midi fut marquée par des rencontres disputées selon le poids. Ainsi, en moins de 81 kilos, Mickaël Waxin s'adjugea la cinquième place et Jérôme Nicolas, la septième.

En moins de 57 kilos, Stéphanie Soudain monte sur la troisième marche du podium tandis que Vanessa Waxin obtient une méritoire septième place.
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Toutefois, la meilleure performance du Judo club hirsonnais est à mettre à l'actif d'Angélique Waxin sacrée chez les plus de 78 kilos et classée troisième en « toutes catégories ».


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UN LIEUTENANT CONGOLAIS ACCUEILLI A LA GENDARMERIE D'HIRSON.

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En attendant la venue (toujours attendue) de Michèle Alliot-Marie, la gendarmerie d'Hirson a accueilli un hôte de marque en la personne de Rémy-Célestin Sehele, Lieutenant du Congo-Brazzaville.
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En France pour onze mois, le militaire en poste dans la capitale africaine fut reçu en Thiérache par le Lieutenant Calon, Commandant la Brigade hirsonnaise.

Une semaine durant, il a ainsi pu appréhender l'organisation territoriale française, le travail de ses collègues thiérachiens et les conditions de vie professionnelle que le Lieutenant Sehele a qualifié « d'excellentes dans des locaux neufs ».

Lors de la réception en Mairie d'Hirson, Jean-Jacques Thomas a, quant à lui, salué l'intérêt d'un tel échange et l'ouverture de la gendarmerie.


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