26 novembre 2007
242e SAINTE-CATHERINE : LA FOULE DES GRANDS JOURS !

La gelée matinale promettait une belle journée. Cette 242e édition de Sainte-Catherine se révéla même - météo oblige - un excellent cru. Sitôt le ruban coupé par Evelyne Guyon, Sous-Préfet de Vervins ; Alain Reuter, Vice-Président du Conseil régional ; et Jean-Jacques Thomas, les élus du Conseil municipal ont, à l'instar de centaines de leurs concitoyens, arpenté le champ de foire.
Plus de deux cents étals ont ainsi été répertoriés de la rue du 8 mai jusqu'à la place Mermoz. Certes, les bonimenteurs et les casseurs de vaisselle ont cédé la place aux marchands de vêtements, présents en nombre.

Malgré tout, les commerçants ambulants ont plutôt (bien) vendus. Pour s'en convaincre, il suffisait d'apprécier la foule vers 11h30 (notre photo) et au milieu de l'après-midi. Noire de monde, la rue Charles De Gaulle témoigne de la vitalité de ce rendez-vous lié à l'Histoire même d'Hirson.
Plus objective, l'appréciation des emballages ramassés en début de soirée traduit de l'importance des tractations. Les employés municipaux étaient, en effet, encore à pied d'œuvre à 21h. pour enlever les cartons et nettoyer les rues.
De ce point de vue également, cette dernière édition se révéla être un succès aussi populaire que commercial.
EN ATTENDANT LA CONFRÉRIE, LES TRIPES, C'EST CHIC !

Stéphane Mensuelle aime la Thiérache et, donc, les tripes, le plat préparé plusieurs jours à l'avance par les familles thiérachiennes lors de la Sainte-Catherine. Aujourd'hui, ce jeune chef d'entreprise de Luzoir en fabrique deux cents tonnes cuisinées à la mode de Caen, au Calvados, à la provençale, au Maroilles et même au gingembre !
Place de la République, le chapiteau dressé par la Ville d'Hirson fut l'occasion de rappeler la tradition hirsonnaise et d'apprécier la nouvelle spécialité concoctée avec du lait, du miel, du cidre et de la crème de Maroilles.
Une initiative appréciée par le public et qui, pour Stéphane Mensuelle et Jean-Jacques Thomas, préfigure ce que sera la future Confrérie de la Tripe de Thiérache.
LE MODÈLE DU PERE NOËL DÉCOUVERT SUR LA FOIRE.
Voici quelques dizaines d'années, les enfants se pressaient pour se faire photographier sur le champ de foire en compagnie de Saint-Nicolas, à l'époque très en vogue dans le département voisin du Nord. La démocratisation des appareils photos et l'avènement du numérique ont rendu cette pratique désuète.
Qui plus est la tradition de la Saint-Nicolas demeure, elle aussi, moins vivace. Bref, la foire de Sainte-Catherine demeure aujourd'hui l'occasion d'acheter ses décors de Noël.
Guirlandes et bonnets figuraient donc en bonne place sur l'étal d'un Père Noël dont la barbe, la moustache, les lunettes de métal et même le bonnet se sont révélés plus vrais que nature.
