31 décembre 2007
A PART ÇA (suite 2)
Cette nouvelle année sera, bien sûr, ce que nous en ferons. Plutôt ce que nous pourrons en faire, tant il est vrai que pour nombre d'Axonais, 2007 aurait déjà dû être celle du pouvoir d'achat augmenté et d'une croissance relancée.
Or, la seule relance visible reste celle de l'inflation. Quant au pouvoir d'achat, il ne cesse de se dégrader.
Ainsi, au moment même où Nicolas Sarkozy vient de faire voter à sa majorité parlementaire un plan supposé aider les Français, le Gouvernement annonce, entre Noël et Jour de l'An, une hausse de 4% du tarif du gaz.
Comme pour se faire pardonner, ou plutôt se défausser, le Ministre de l'Economie explique que cette nouvelle augmentation est moins importante que les 6 % souhaités par GDF dans le cadre de sa privatisation. C'est cependant plus que l'inflation et cette progression intervient après la hausse de 5,8 % opérée en mai 2006. Soit une progression de 10 % en 18 mois.
Pourtant, dès la fusion de Suez avec GDF, le Parti Socialiste dénonçait l'augmentation inéluctable des tarifs. GDF devait en effet compenser les coûts d'approvisionnement sans pénaliser des actionnaires qui commençaient à bouder le cours des actions qu'ils jugeaient de moins en moins attractives.
En la matière, les nouveaux propriétaires de GDF vérifient d'abord le montant des plus values espérées plutôt que celui de leur facture de gaz !
Résultat, non seulement le plan de Nicolas Sarkozy n'aura pas apporté un euro supplémentaire aux Français, mais, en guise d'étrennes, les ménages se verront facturer 4% plus cher leur approvisionnement en gaz, tandis que les fameuses franchises médicales entreront, elles aussi, en vigueur, mais viendront en déduction de leurs ressources.
En 2008, comme en 2007, le compte n'y est pas.
En guise de l'augmentation promise du pouvoir d'achat, la politique du Gouvernement se résume finalement à devoir payer plus.
A part ça, Nicolas Sarkozy s'apprête à nous souhaiter une bonne année !
1 400 SACHETS DE FRIANDISES DISTRIBUÉS ET TOUJOURS LA MÊME MAGIE.

Bien sûr, les yeux s'écarquillent un peu plus en maternelle, mais l'arrivée du Père Noël reste dans toutes les écoles un moment un peu magique. Non seulement, le vieil homme confirme que l'heure des vacances ne tardera pas à sonner, mais également qu'au pied du sapin, les jouets commandés ne tarderont pas à être disposés.
Ici, à l'Ecole Jean Zay, le Directeur Christian Lefèvre et ses collègues ont donc, eux aussi, tenu à accueillir le visiteur le plus célèbre de cette fin d'année.

Fait nouveau malgré tout, outre la présence des élus du Conseil municipal, chargés de distribuer chocolats et bonbons, le Père Noël était assisté dans sa tournée des mascottes de l'Office du Tourisme.
Les souris géantes ont ainsi rallié tous les suffrages tant elles illustrent les contes d'antan et les dessins animés d'aujourd'hui.
Entre un câlin sur la fourrure soyeuse et une photographie pour immortaliser l'instant, nombreux furent les élèves à se précipiter pour saluer les peluches.
A la magie du Père Noël s'ajoute ainsi la joie du rêve réalisé et de la gentille souris caressée. Dans tous les cas, le bonheur se lisait dans les regards.
30 décembre 2007
PIERRE MAUROY A JEAN-JACQUES THOMAS : « INTERCOMMUNALITÉ, COOPÉRATION TRANSFRONTALIÈRE, IL NOUS FAUT FORCER LE DESTIN ! »

Comme il l'a exprimé Pierre Mauroy aime la Thiérache « qui est un peu mon pays ». D'ajouter : « D'une certaine manière, je suis votre voisin puisque je suis né à Cartignies, dans l'Avesnois tout proche. Je me suis rendu à plusieurs reprises à Hirson, mais je me souviens particulièrement du meeting que j'avais tenu en 1981 à la salle de l'Eden alors tout jeune Premier ministre. Nous étions en campagne pour les élections législatives et Maurice Brugnon se trouvait à mes côtés ».
Lors de l'accueil au Foyer Raymond Mahoudeaux, il remercia Jean-Jacques Thomas en précisant « Vous m'avez montré nombre de réalisations, parlé de vos projets et je constate avec intérêt que votre cité a beaucoup changé ».
En saluant également la présence de Gilles Pargneaux, l'Hirsonnais aujourd'hui Maire d'Hellemmes, il rappela qu'il occupe également « le poste très important de Premier Secrétaire de la grande Fédération du Nord du Parti Socialiste et Hirson compte cet après-midi deux Premiers Secrétaires fédéraux du Parti Socialiste : Jean Jacques Thomas et Gilles Pargneaux. Vous voyez qu'Hirson est un terreau propice à l'émergence de grands talents ».
Chantre du développement transfrontalier, Pierre Mauroy souligna surtout dans ses trois allocutions la nécessité de donner une nouvelle dimension aux territoires en invitant son hôte du jour à poursuivre son action: « Vous vivez, expliqua-t-il, sur un territoire qui possède ses atouts et sa richesse. Son potentiel de développement est réel à condition, comme vous le faîtes vous-même, d'envisager votre croissance dans le cadre de l'intercommunalité.
Il y a 25 ans, j'ai engagé la décentralisation pour que les citoyens et leurs élus puissent prendre leur destin en main et dynamiser leur avenir.
J'ai traduit cette ambition à Lille avec la Communauté urbaine au sein de laquelle 87 communes ont associé leur destin et je me réjouis que quelle que soit la taille des collectivités, elles s'engagent dans cette révolution.
Je sais aussi qu'ici, vous faîtes plus et mieux avec vos voisins belges grâce à la coopération transfrontalière. Je vous félicite sincèrement de relever ce défi porteur d'avenir et je vous encourage chaleureusement à poursuivre durablement dans cette voie ».
Non sans fierté, l'ancien Premier Ministre rappela qu'il installera dans quelques semaines l'Eurodistrict Lille-Tournai-Kortrijk, conclusion d'un travail dans lequel il s'est investi sans relâche depuis 1991. Grâce à cette nouvelle gouvernance sera ainsi fondée la première Eurométropole franco-belge bilingue et triculturelle de deux millions d'habitants.
« Dans ce cadre original, affirma-t-il, nous pourrons explorer de nouvelles pistes, trouver des solutions inédites aux problèmes de nos concitoyens, notamment sur la santé, les transports et l'emploi ».
Pour lui, à l'heure de la construction européenne, cette capacité à effacer les frontières constitue bien une vision d'avenir dynamique.

« Plus nous serons nombreux à nous y engager, plaida-t-il, et plus nous pourrons faire progresser la condition de nos collectivités territoriales.
Vous voyez combien, même si le poids démographique et économique de nos agglomérations est différent, il est possible d'adopter des démarches communes et d'agir ensemble. Pour nous, l'objectif est le même. Il nous faut forcer le destin pour que, dans une compétition devenue mondiale, nous puissions assurer l'avenir de nos concitoyens ».
L'ÉTRIER DE SAINTE-CATHERINE JOUE LA CARTE DE LA JEUNESSE.

Si l'Etrier de Sainte-Catherine compte dans ses rangs plusieurs cavalières qui se distinguèrent aux championnats de France, l'association compte un nombre important d'espoirs. Ainsi, arrivée en septembre 2006, Hélène Husar a passé en six mois ses galops 5, 6 et 7 pour se lancer dans le grand bain des concours officiels en avril.
En septembre 2007, elle acquiert « Joyau », cheval avec lequel elle évolue désormais en compétition sur des épreuves « grand prix, 1m15 ».
Quant à Léa Goemaere, de par sa motivation et son énergie débordante, elle progresse tout aussi rapidement puisqu'elle a déjà acquis le galop 1 et 2 et maîtrise son poney « Farou » aux trois allures.
Cette jeune cavalière représente la nouvelle génération de cavaliers de l'Etrier, autant par sa joie de vivre, sa passion de l'équitation et son envie d'apprendre.
A l'occasion de la remise des trophées 2007 de l'OMS, l'association a également souhaité remercier Aurore Lacombe et Olivia Desse-Carmignac, pour leur participation aux championnats de France ; ainsi que Thibault Vanmensart, Aimie Lazzarano, Aurore Lacombe, Marine et Olivia Desse-Carmignac, Mélanie Lamart et Emeline Gouin pour leurs performances dans le « Meeting des propriétaires » avec quatre cavaliers en finale.
29 décembre 2007
BRUGNON, BRUNET, CODOS, FISCHER, MAHOUDEAUX : DESTINS CROISÉS (3e partie).
En inaugurant les rues Maurice Brugnon (ici en compagnie de Jean-Jacques Thomas en 1988), Claude Brunet, Paul Codos, Raymond Fischer et Raymond Mahoudeaux, Pierre Mauroy a braqué les projecteurs de l'actualité sur cinq personnalités habitées par un même idéal républicain. « Quoi d'étonnant s'est exclamé Jean-Jacques Thomas que leurs destins se soient croisés ! ».
En effet, en 1964, Maurice Brugnon succède au Conseil général à Raymond Fischer. Il y restera jusqu'en 1988, date à laquelle, il ne se représente pas pour permettre à Jean-Jacques Thomas d'être élu à l'Assemblée départementale.
Après avoir siégé à ses côtés, dès 1959, avant d'être son adjoint, Raymond Mahoudeaux marchera dans les pas de Raymond Fischer en gagnant les élections municipales de 1971.
Claude Brunet sera des dernières campagnes de Raymond Fischer avant d'être des premières de Raymond Mahoudeaux, et d'entrer à son conseil pour achever, à nos côtés, son mandat électif en 2001.

Arrivé en tête aux élections législatives de 1967, législatives, dans le cadre des accords entre Socialistes et Communistes, Raymond Mahoudeaux se retire devant Maurice Brugnon (auquel ici Marcel Bouleau rend hommage) élu, puis réélu député jusqu'en 1981. Tout comme, il conservera, vingt-six années durant, son mandat de Maire de Saint-Michel.
Militants, tous le furent. Autodidacte passionné, Claude Brunet siègera dans les instances nationales de la CGT.
Par ailleurs, peu savent que Raymond Fischer réalisera au cimetière du Père Lachaise, la stèle funéraire des fondateurs du Parti ouvrier français : Jules Guesde et Paul Lafargue et de son épouse Laura, la fille de Karl Marx.

Délégué du Parti Socialiste au Congrès de Tours, Raymond Fischer, auquel ici Daniel Cambreling rend hommage, choisit la Section Française de l'Internationale Ouvrière, la SFIO, à laquelle adhéreront Maurice Brugnon et Claude Brunet, tandis qu'au lendemain de la guerre, Raymond Mahoudeaux adhère, lui, au Parti communiste.
Humanistes, tous l'étaient. Tous aimaient les Hommes et les Femmes dont ils partageaient le quotidien.
Raymond Mahoudeaux, l'élu affable ; Raymond Fischer, le bâtisseur visionnaire, Claude Brunet, le fidèle conseiller, Maurice Brugnon, le Maître humaniste.

« A un titre, ou à un autre, expliqua Jean-Jacques Thomas, ces élus constituent les maillons d'une chaîne à laquelle nous pouvons être fiers d'appartenir.
Le sens de leur engagement et leurs actions nous sont proches.
Tout comme nous sommes proches de leurs combats, souvent inlassables, de leur volonté souvent inébranlable, de leur contribution à l'élévation de l'Homme, de leur capacité à inscrire leur action dans un projet de société auquel ils consacreront leur temps et leur énergie ».
En inaugurant les deux lotissements qui marquent la centième maison sortie de terre sous sa mandature, le Maire d'Hirson souhaita remercier « ces maçons du quotidien ».

D'ajouter devant Yves Daudigny, Jean-Pierre Balligand, René Dosière, Jean-Luc Pérat, Alain Reuter, Marcel Dehoux, Joseph Braem : « Et quel plus bel hommage que cette cérémonie soit présidée par Pierre Mauroy, symbole de l'Union de la Gauche, Premier Ministre emblématique, le pionnier de la Décentralisation, l'ami de la Thiérache, l'Homme de l'espoir de 1981, l'époque où la solidarité nationale avait un sens. »
Alors qu'aujourd'hui, sous un autre Gouvernement, dénonça-t-il, des hommes, des femmes et des enfants attendent de ne plus vivre sous des tentes qu'on leur refuse, « quelle émotion, Monsieur le Premier Ministre, de nous retrouver, à vos côtés, pour réaffirmer notre devoir d'offrir, à tous, un toit et donc, à chacun, de leur garantir l'indispensable dignité ».
FIN
LA CARRIÈRE BIEN REMPLIE DE L'HALTÉROPHILE PHILIPPE DUHAUTOY.
Après plus de quinze ans de compétition, l'haltérophile Philippe Duhautoy met un terme à sa carrière sportive marquée par un titre de Champion de France honneur obtenu en 1996 à Evron, une place en finale des championnats de France juniors l'année suivante à Obernai, plusieurs championnats de France U.N.S.S. avec le lycée Joliot-Curie ainsi que par de nombreux titres de champions de l'Aisne et de Picardie.
C'est donc pour récompenser cette carrière et une disponibilité qui amène Philippe Duhautoy à assumer la responsabilité de secrétaire du club hirsonnais que l'OMS lui a décerné le titre de champion de l'année 2007.
Une récompense que l'intéressé n'a pu cependant recevoir des mains de Thérèse Douce, mais que lui a transmis son camarade du CEHT.
28 décembre 2007
BRUGNON, BRUNET, CODOS, FISCHER, MAHOUDEAUX : DESTINS CROISÉS (2e partie)
Seconde partie des destins croisés de Maurice Brugnon, Claude Brunet, Paul Codos, Raymond Fischer et Raymond Mahoudeaux, cette rétrospective, traite de l'œuvre de ces bâtisseurs et, pour deux d'entre eux, de l'action de ces maçons du quotidien, pionniers de la construction européenne.

Après la guerre, vingt-deux ans durant, de 1947 à 1965, Raymond Fischer sera élu et réélu Maire d'Hirson. Il fut même Vice-Président de l'Assemblée départementale. Conseiller général, de 1945 à 1964, au pied des escaliers du Lycée Joliot-Curie, qu'il a dessiné et inauguré en 1964, un tube scellé dans la pierre, porte encore son nom.
Ce grand architecte international, proche de Le Corbusier, marqué par le mouvement moderniste, contribuera à la reconstruction de Montauban.
Voilà un autre trait de caractère qui réunit les Maires auxquels Pierre Mauroy rendit hommage : tous furent des bâtisseurs.
A Raymond Fischer, l'artisan de la reconstruction, les écoles des Promenades, Clemenceau, Jean-Zay, les immeubles Léon Blum, Capriroli, Camille Grisot et le lycée Joliot-Curie.

A Raymond Mahoudeaux, dont la plaque de la rue va ici être dévoilée par Yannick Marlant, la construction du centre hospitalier Brisset, la Maison de retraite et les lotissements de la ZAC, l'ANPE, le Restaurant municipal scolaire, le Foyer des personnes âgées, la salle du Petit Taillis.
A Maurice Brugnon, l'enfant de Saint-Michel, précepteur dans l'âme, pédagogue de tous les instants, le groupe scolaire qui porte aujourd'hui son nom, l'adduction d'eau, les lotissements, le collège César Savart, la reconstruction de l'abbaye, l'édification de l'intercommunalité avec le Syndicat de Pays des Trois Rivières.

Comme le rappela Jean-Jacques Thomas lors du discours qu'il prononce à l'Ile Verte en présence de Pierre Mauroy, « Oui, ces hommes furent de leur époque. Ils furent en même temps en avance sur leur époque ». Ainsi, Raymond Fischer met en œuvre en 1947, le plan de reconstruction d'Hirson dont il veut faire une « cité moderne, salubre, aérée et verte ».
Claude Brunet, lui, avait compris qu'il fallait tenir compte de l'ADN du terrain, c'est-à-dire de l'Histoire, ancienne ou récente, du patrimoine, privé ou public.
Ces constructeurs s'appuyaient toujours sur des fondations aussi solides que leurs convictions. Elles s'appelaient progrès, citoyenneté, éducation, laïcité.
Syndicaliste, fondateur de la FEN, Maurice Brugnon marqua de son empreinte des générations d'enseignants. A lui, le Centre laïque départemental, inauguré à Laon en 1965 et dont il veut faire le « phare de la République rayonnant sur le Département. »
Pour Raymond Fischer et Maurice Brugnon, cet engagement se double d'une indéfectible foi en l'avenir européen.
Raymond Fischer, le fils d'immigrés juifs, originaires de Prusse, arrivés en France au milieu du XIXe siècle, deviendra Président de la section française de l'Union internationale des maires pour la compréhension franco-allemande et la coopération européenne.
En 1958 (notre photo) Raymond Fischer concrétise entre les villes d'Hirson et de Schramberg, le quinzième jumelage franco-allemand d'après-guerre. En 1971, Raymond Mahoudeaux jette les bases du traité d'amitié avec l'autre cité allemande Königsee.
Passionné par l'Espéranto qu'il souhaite voir s'imposer comme langage universel, le Député Brugnon siègera à Strasbourg, au Conseil de l'Europe.
Militant en faveur d'une Europe pacifiée et sociale, il s'intéressait tout autant au progrès et à la science.
(A SUIVRE)
LES CARTES ORIGINALES DES JEUNES ARTISTES DU CENTRE SOCIAL D'ANIMATION CULTURELLE.

Joindre l'utile à l'agréable : pendant ces vacances de Noël, les jeunes adhérents du Centre Social d'Animation Culturelle (CSAC) ont mis à profit leur temps libre pour fabriquer des cartes de vœux scintillantes et étoilées.
Un travail durant lequel la minutie le disputa à la poésie. Tant et si bien que le traditionnel goûter organisé salle de l'Eden fut l'occasion pour Claude Lion, la Présidente ; et Jean-Jacques Thomas de remettre aux auteurs des plus belles réalisations livres et cadeaux.

Quant aux derniers jours des vacances, ils seront mis à profit par l'ensemble de ces jeunes artistes pour adresser leurs (meilleurs) vœux par le biais de ces cartes qui n'ont rien de commerciales.
Des vœux envoyés avec des œuvres originales n'ont-ils pas plus de chance d'être exaucés ?
27 décembre 2007
BRUGNON, BRUNET, CODOS, FISCHER, MAHOUDEAUX : DESTINS CROISÉS (1ère partie)

En inaugurant quatre nouvelles rues, Pierre Mauroy n'a pas seulement désenclavé le quartier du Nouveau siècle et visité deux nouveaux lotissements. L'ancien Premier Ministre a également rendu hommage à quatre personnalités, toutes concernées par Hirson.
Ces cinq personnalités ont marqué leur époque. Ils furent même, comme la souligné Jean-Jacques Thomas, « en avance sur leur époque » et ces cinq destins se sont croisés.
Paul Codos (ici félicité en mai 1934 par Franklin Roosevelt) , Claude Brunet, Raymond Mahoudeaux, Maurice Brugnon, Raymond Fischer : chacun en leur temps, chacun à leur manière, chacun dans des domaines différents, tous furent des pionniers et des hommes pour lesquels l'engagement se transformera en vocation.
Bien sûr, l'épithète s'applique naturellement à l'as de l'aviation, né à Iviers en 1896 et habitant d'Hirson entre 1919 et 1946.
Cependant, en partant à la conquête de l'Atlantique nord, ou en battant le record du monde en ligne droite sans escale entre New-York et la Syrie, Paul Codos affirme sa vocation : servir l'aéronautique.

Quant à Raymond Mahoudeaux, Raymond Fischer (ici à Hirson, le 14 juillet 1936, poing levé, troisième sur la gauche après la petite fille au chapeau), Maurice Brugnon et Claude Brunet, leur vocation se confond avec des destins qui vont se croiser. Pas seulement au hasard de leurs rencontres, pas seulement au gré de leurs combats politiques.
Leurs convictions les a d'abord rapprochés. Résistants, ils le furent. Mobilisé en 1939, Maurice Brugnon participa à la campagne de France. De l'Angleterre, il rejoint le continent. Le Sous-lieutenant FFI, comme il disait avec modestie, « fit son devoir » au sein du réseau « Libé-Nord » puis à l'OCM.
Dès la première heure, sous le nom d'Elie Giboin, Raymond Fischer (ici décoré place Victor Hugo de la Légion d'honneur le 11 novembre 1951) fondateur avec Henri Fresnay du réseau « Combat », est affecté en 1943 dans le maquis du Vercors, année durant laquelle Raymond Mahoudeaux, l'enfant d'Effry devenu adolescent, s'engage dans les Francs Tireurs et Partisans.
Si Maurice Brugnon et Raymond Mahoudeaux s'engagent en Thiérache à l'été 1944, Raymond Fischer prend part au violent combat de libération. Dans l'enquête consacrée à « l'empire Chanel », l'Express conclut, en parlant de l'engagement de Raymond Fischer : « Bref, un héros. Un vrai ! ». Du même côté, durant les heures noires, ils partageront, en Thiérache, l'œuvre de reconstruction.
(A SUIVRE)
« L'HIRSONNAISE » REND HOMMAGE A SON MAC GYVER.

Roland Sauvage est un dirigeant à part dans le monde sportif hirsonnais. Licencié à « l'Hirsonnaise » depuis 1982 aux côtés de son ami Henri Crès, il a ainsi assuré pendant quelques années les entraînements au sein de l'école de gymnastique.
Reconnu pour sa capacité à rendre service, à toujours trouver une solution aux problèmes posés, notamment, Roland Sauvage prépare la salle avant les compétitions gymniques, vend des enveloppes surprises, cuit les frites et les merguez, répare les sanitaires, réalise le fléchage en ville des compétitions, intervient même sur les véhicules des spectateurs qui ont oublié leur clé à l'intérieur …
Pour le Président Jean-Pierre Bachelart, c'est un vrai bénévole. Chauffeur du tracteur du char de « l'Hirsonnaise » à l'occasion du défilé de Pentecôte, Roland Sauvage se transforme tour à tour en électricien, soudeur, mécano, enfin rien ne lui résiste. C'est, dit-on, le Mac Gyver du club.
Jeune gymnaste par l'âge mais ancien par sa présence au club puisque voilà dix ans qu'il est licencié à « l'Hirsonnaise », Maxime Lemaire participe aux entraînements trois à quatre fois par semaine. Toutefois, il ne se contente pas seulement d'assouvir sa passion. Toujours prêt à rendre service notamment lors de la préparation de la salle Hébert, il constitue un exemple pour ses camarades.
