_PS_LOGOChaque nouvelle année génère son lot d'espérances et d'espoirs. Espérances d'un monde meilleur, espoirs d'une France plus juste et plus solidaire.

Et pourtant la remise en cause permanente de la justice sociale, du droit du travail et, tout récemment, des fondations séculaires de la laïcité peuvent conduire au doute, au fatalisme et même à la résignation.

Or, face à l'arrogance, à la dilution des responsabilités et à la disparition des solidarités, l'espérance s'appelle démocratie.

Les 9 et 16 mars, dans un peu plus de soixante jours, les Françaises et les Français seront appelés à élire ou à renouveler leurs Conseils municipaux et généraux.

Bien sûr, ces scrutins seront l'occasion de dessiner le futur visage des communes et des départements. Cependant, demain comme hier, entre deux conceptions du vivre ensemble, c'est d'abord un choix qui devra s'opérer.

Dans deux mois se jouera donc l'avenir de nos territoires et, plus encore, des femmes et des hommes qui le composent.

Voila pourquoi, l'année 2008, comme le printemps, seront ce que nous en ferons. Conscients des enjeux et du danger que représente le nœud coulant fiscal que le Gouvernement s'apprête à passer au cou des communes et des collectivités territoriales ; face à la TVA (dite) sociale que les Ministres jugent aujourd'hui nécessaires « mais après les municipales », confrontés à un pouvoir d'achat de plus en plus dégradé, la mobilisation est nécessaire. Autant que le rassemblement de la Gauche.

Si l'enjeu local des élections de mars reste prioritaire, il n'en demeure pas moins que les politiques nationales de transfert de charges, d'asphyxie fiscale et d'abandon des services publics auront d'évidentes conséquences dans les communes et les départements.

Les scrutins du printemps demeurent donc des rendez-vous politiques majeurs. N'attendons pas la politique du pire. Ni résignés, ni découragés, en ce début d'année, plus qu'un vœu, il est un devoir qui s'impose à nous : être utiles à nos concitoyens. Partout et en toutes circonstances !