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Chaque congrès marque une étape importante de la vie du Parti Socialiste. Celui de Reims plus encore. L'Histoire même du PS est, en effet, jalonné de ces temps forts, socle de toute démocratie militante.

Dans l'Aisne, après les succès électoraux de mars et de septembre, les militants se retrouvent dans leurs sections pour débattre, échanger et dégager un certain nombre de priorités. Sur cette base, une majorité d'idées et de projets se dessinera donc avec, dans un second temps, une équipe pour l'incarner.

FEDE_PS_08_Motion_E__160B23Chaque militant est donc invité à se déterminer entre six motions. Après avoir soutenu Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle, Jean-Jacques Thomas s'est donc engagé derrière la candidate et Vincent Peillon. Pour lui, « le monde change et il impose donc de nouvelles réponses. A nous de les apporter en tenant le cap entre les risques d'un grand saut libéral et les tentations populistes ». Pour lui, « le PS doit également résister aux éternelles tentations de faire du neuf en sauvegardant l'ancien ».

En assumant l'héritage de l'élection présidentielle, Jean-Jacques Thomas fait d'une « juste fiscalité » une priorité. Alors que les contribuables modestes consacrent plusieurs mois de salaires à la CSG et à la TVA en plus, pour ceux qui l'acquittent, de l'impôt sur le revenu, la motion E propose de fusionner impôt et CSG, avec un prélèvement à la source. De même, les niches fiscales font perdre 73 milliards d'euros au budget de l'Etat. Jean-Jacques Thomas optent donc pour leur suppression en demandant également que les cotisations patronales (maladie et famille) interviennent sur l'ensemble des richesses produites.

De même alors que le Gouvernement veut supprimer l'école maternelle, la création d'un service public de la petite enfance est, pour lui, indispensable, tout comme le rétablissement des contrats éducatifs locaux, la présence de l'école de la République sur tout le territoire et la définition d'un nombre d'élèves par classe.
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Troisième priorité, devant la caméra de « France 3 », Jean-Jacques Thomas a opté pour un système de retraite unifié inspiré de la réforme suédoise avec un compte personnel pour chaque cotisant calculé en fonction de l'espérance de vie moyenne de sa classe d'âge et la pénibilité de son travail.

Par ailleurs, en matière d'environnement, la redistribution des profits de « Total » servira à financer un fonds « après pétrole » de manière à subventionner les installations en énergie renouvelable et les transports propres. La défense des services publics et de la laïcité, la lutte contre les discriminations, la clarification des compétences des collectivités locales en même temps que les moyens de les assumer, avec un fonds de péréquation, constituent pour le 1er Secrétaire fédéral axonais « la base d'une nouvelle décentralisation pour assurer un aménagement du territoire équitable ».

Enfin, Jean-Jacques Thomas estime indispensable une modification du fonctionnement du Parti Socialiste et la possibilité de retrouver l'élan militant des Présidentielles. Dans ce cadre, « la généralisation de la carte à 20 € favorisera les adhésions tandis que l'ancrage à Gauche permettra d'élargir notre socle populaire. Et, à partir de là, nous serons en capacité de dégager une nouvelle majorité ».