31 octobre 2008
« PAS LE MÊME MAILLOT, MAIS LA MÊME PASSION » : LES JEUNES ARBITRES AXONAIS EN STAGE A BLANGY.

Si chaque week-end, les arbitres sont autant au centre de l'actualité que des terrains de football, ils n'en demeurent pas moins indispensables. Avec ou sans le soutien de la vidéo. Pour la seconde année consécutive, le District "Aisne" de football et sa Commission des arbitres se sont retrouvés à Blangy pour une semaine dédiée à la formation des futurs référés.
Outre l'indispensable contact entre les membres du corps arbitral, cette semaine ouverte à vingt jeunes de 14 à 18 ans - dont une jeune fille - vise à renforcer leur cohésion et à instaurer entre eux un esprit d'équipe.
Comme le leur rappela Jean-Jacques Thomas en accueillant les responsables du District et les cadres que sont Olivier Cambraye, Vivian Larzillière, Emmanuel Viéville, Olivier Quina, Sébastien Pluche et, bien évidemment, Jean-Charles Cailleux, arbitre de Ligue 1, « si vous n'avez pas le même maillot, vous partagez avec les footballeurs la même passion ».

Une passion qui de mardi jusque vendredi amènera les futurs arbitres à suivre des cours pratique et théorique en matinée tandis que les après-midi sont consacrées aux activités encadrées par "Thiérache Sports Nature": escalade, canoë, tir à l'arc, VTT et course d'orientation.
Une soirée bowling à l'Ile verte prolongea ces moments de convivialité dans un cadre dont les responsables présents ont salué la qualité et la complémentarité. Pour remercier la Municipalité, les arbitres axonais ont donc symboliquement offert à Jean-Jacques Thomas un maillot et surtout vingt places au stade de France pour que des joueurs méritants de l'U.S BHT puissent assister au match amical France-Paraguay.
PLUS DE DEUX CENTS INVITÉS AU BANQUET DES ANCIENS DE SAINT-MICHEL.

En cette période de l'année, les banquets des anciens se multiplient st sont l'occasion de retrouvailles toujours placées sous le signe de la convivialité. Le traditionnel repas du CCAS de Saint-Michel n'a pas échappé à la tradition.
A la différence près que cette fois, les convives ont déserté la halle des sports pour se mettre à table dans la salle des fêtes rénovée. Avec des massifs colorés dus aux ouvriers des espaces verts, le cadre s'y prêtait et, plus encore, les cuisines aujourd'hui créées.
Bref, les 208 convives présents eurent également l'occasion de saluer leur doyenne, Mme Hotte, et leur doyen, M. Prince.
Cette réunion annuelle permit également à Thierry Verdavaine et à Jean-Jacques Thomas d'évoquer les grands projets communaux, notamment ceux liés à l'environnement avec la mise aux normes de la station d'épuration ainsi que la prochaine inauguration du pont de Sougland.
Cependant, pour le Conseiller général du Canton, un tel rassemblement constitue d'abord l'occasion de vaincre une solitude parfois pesante et de réaffirmer la nécessité des services de maintien à domicile.
Solidarité et partage : le symbole n'était certes pas inscrit au menu, mais en ces temps de crise, ces valeurs n'ont peut-être jamais tant parues indispensables.
30 octobre 2008
VIANDE DES TROIS-RIVIÈRES : LA TRAÇABILITÉ SELON HERVÉ LEDIEU.
Hervé Ledieu ne parle jamais de restauration scolaire, encore moins de cantine.
Pour lui, la formule chère à Victor Hugo de restaurant d'enfants correspond à un concept d'éducation.
La qualité des repas élaborés avec un diététicien, l'utilisation de produits frais et surtout la traçabilité de la viande s'inscrivent dans un cahier des charges scrupuleux qui l'amène, par exemple, à servir du steack haché frais, issu d'une viande achetée à l'abattoir, et confectionné dans la cuisine centrale de la rue Jean Jaurès.
La visite de l'abattoir municipal d'Hirson par les élus lui permit donc d'échanger avec Nicolas Divry, le gérant de la SABHIR ; et surtout de communiquer sa passion à la délégation composée de membres du Conseil municipal et de maires des Trois-Rivières.
Passer de 350 à 530 repas servis dans les sept restaurants hirsonnais avec une extension à Ohis, Any-Martin-Rieux, Bucilly, Martigny, Neuve-Maison et maintenant Buire ne doit rien au hasard.
De même, la volonté politique de maintenir puis de moderniser l'abattoir permet de conserver l'ensemble des maillons de la chaîne de l'élevage et, pourquoi pas, d'imaginer une marque « viande des Trois-Rivières ».
CONGRÈS DU PARTI SOCIALISTE : JEAN-JACQUES THOMAS SOUTIENT LA MOTION DE SÉGOLÈNE ROYAL ET DE VINCENT PEILLON.

Chaque congrès marque une étape importante de la vie du Parti Socialiste. Celui de Reims plus encore. L'Histoire même du PS est, en effet, jalonné de ces temps forts, socle de toute démocratie militante.
Dans l'Aisne, après les succès électoraux de mars et de septembre, les militants se retrouvent dans leurs sections pour débattre, échanger et dégager un certain nombre de priorités. Sur cette base, une majorité d'idées et de projets se dessinera donc avec, dans un second temps, une équipe pour l'incarner.
Chaque militant est donc invité à se déterminer entre six motions. Après avoir soutenu Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle, Jean-Jacques Thomas s'est donc engagé derrière la candidate et Vincent Peillon. Pour lui, « le monde change et il impose donc de nouvelles réponses. A nous de les apporter en tenant le cap entre les risques d'un grand saut libéral et les tentations populistes ». Pour lui, « le PS doit également résister aux éternelles tentations de faire du neuf en sauvegardant l'ancien ».
En assumant l'héritage de l'élection présidentielle, Jean-Jacques Thomas fait d'une « juste fiscalité » une priorité. Alors que les contribuables modestes consacrent plusieurs mois de salaires à la CSG et à la TVA en plus, pour ceux qui l'acquittent, de l'impôt sur le revenu, la motion E propose de fusionner impôt et CSG, avec un prélèvement à la source. De même, les niches fiscales font perdre 73 milliards d'euros au budget de l'Etat. Jean-Jacques Thomas optent donc pour leur suppression en demandant également que les cotisations patronales (maladie et famille) interviennent sur l'ensemble des richesses produites.
De même alors que le Gouvernement veut supprimer l'école maternelle, la création d'un service public de la petite enfance est, pour lui, indispensable, tout comme le rétablissement des contrats éducatifs locaux, la présence de l'école de la République sur tout le territoire et la définition d'un nombre d'élèves par classe.

Troisième priorité, devant la caméra de « France 3 », Jean-Jacques Thomas a opté pour un système de retraite unifié inspiré de la réforme suédoise avec un compte personnel pour chaque cotisant calculé en fonction de l'espérance de vie moyenne de sa classe d'âge et la pénibilité de son travail.
Par ailleurs, en matière d'environnement, la redistribution des profits de « Total » servira à financer un fonds « après pétrole » de manière à subventionner les installations en énergie renouvelable et les transports propres. La défense des services publics et de la laïcité, la lutte contre les discriminations, la clarification des compétences des collectivités locales en même temps que les moyens de les assumer, avec un fonds de péréquation, constituent pour le 1er Secrétaire fédéral axonais « la base d'une nouvelle décentralisation pour assurer un aménagement du territoire équitable ».
Enfin, Jean-Jacques Thomas estime indispensable une modification du fonctionnement du Parti Socialiste et la possibilité de retrouver l'élan militant des Présidentielles. Dans ce cadre, « la généralisation de la carte à 20 € favorisera les adhésions tandis que l'ancrage à Gauche permettra d'élargir notre socle populaire. Et, à partir de là, nous serons en capacité de dégager une nouvelle majorité ».
29 octobre 2008
LE LOGEMENT, PRIORITÉ MUNICIPALE : DE NOUVEAUX LOCATAIRES RUE DE LA PRISE D'EAU.

Le logement demeure une priorité municipale et au-delà des nouveaux lotissements à créer dans le cadre du futur Plan Local d'Urbanisme, la Municipalité souhaite s'attaquer aux « dents creuses » afin d'intégrer dans ces parcelles désaffectées de petites unités locatives.
Rue du Bas Rouet, face au lycée Joliot-Curie, l'OP HLM va engager la construction de six nouveaux logements. Rue de la Prise d'eau, sur le « chantier Somville », à la place de garages et d'un entrepôt désaffecté, la Municipalité s'est, cette fois, engagée avec « La Maison du CIL » pour construire quatre logements.

Comme l'expliqua aux nouveaux locataires Yannick Marlant, Adjoint au Maire, chargé du logement et de l'urbanisme, la Ville d'Hirson a tout d'abord acquis cette parcelle de 1 074 m_ pour un montant de 40 000 €. Elle a, ensuite, cédé le terrain à l'euro symbolique afin de diminuer le coût de construction et, donc, de location. La Maison du Cil a donc pu y engager la construction de quatre logements : un appartement de type 3 et trois de type 4. Tous disposent cependant d'un abri de jardin et d'un garage.
Réalisé par la société De Gryse, de Saint-Michel, et conçu par Jean-Jacques Hennequart, ce « lotissement de quartier » a nécessité un investissement de 500 000 € avec une participation communale de 2,5 % soit 12 500 €. Toujours pour favoriser l'investissement, la Municipalité a pris en charge la voirie du lotissement à hauteur de 22 486,12 € TTC avec une participation de la Maison du CIL de 11 960 € TTC.

De ce fait, malgré la modernité des installations, le loyer du type 3 se limite à 363 € auquel s'ajoute 38 € pour le garage. Le type 4, quant à lui, se loue, en moyenne à 450 € auxquels s'ajoutent également 38 € pour le garage.
Comme l'expliqua Jean-Jacques Thomas, « Dans le contexte de crise financière, le soutien à l'immobilier s'avère économiquement nécessaire dans la mesure où le BTP constitue l'un des premiers facteurs de relance et socialement indispensable tant que les besoins non satisfaits resteront aussi importants ».

D'ajouter en remettant leurs clefs aux nouveaux locataires « Personne n'a donc intérêt à attendre une hypothétique reprise pour agir. Au contraire, il importe de développer, au travers de ces petites unités, y compris, dans les quartiers où la mixité sociale s'avère souvent plus aisée, une offre de logements adaptés à la demande tout en bénéficiant, grâce aux efforts de chacun, d'un meilleur financement ».
BOULE FERRÉE : MARCEL DOCQUIÈRE, CHAMPION DE L'ANNÉE 2008.

Avec quinze concours disputés tout au long de la saison, la Boule Ferrée hirsonnaise tourne rond. Outre un bilan financier satisfaisant, son assemblée générale a permis de trouver un (juste) équilibre entre les compétitions en doublettes et individuelles, d'arrêter le calendrier 2009 et de sacrer le champion 2008.
Avec 91 points, sur l'ensemble de l'année, Marcel Docquière l'emporte devant Mathieu Docquière crédité de 75 points et Valentin Bourgeois. Le jeune espoir du club réalise une belle performance en totalisant 69 points. En doublettes, la palme revient également à Marcel Docquière associé à Marie-Claude Docquière.
Quant au calendrier, la saison reprendra le 4 avril avec le challenge Grimmer. Le grand prix de la Ville d'Hirson se disputera le 30 mai lors des fêtes de Pentecôte, le challenge Duchesne, le 11 juillet et le challenge Raymond Dumange, le 29 août.
Enfin, le prix des licences est fixé à 37€ et celui de la carte club à 22 €.
28 octobre 2008
CONSEILLER MUNICIPAL, MILITANT SYNDICAL ET ASSOCIATIF, GEORGES BONÉRANDI S'EST ÉTEINT HIER MATIN.
Hier matin, à son domicile hirsonnais, Georges Bonérandi s'en est allé. Lui le sportif, le militant, l'élu toujours présent et l'homme de cœur a succombé à un malaise cardiaque.
Ancien employé de « France Télécoms », Administrateur de l'URSSAF, attaché au Service public, il s'engagea très tôt dans le syndicalisme. Sa rigueur et son charisme lui permirent de gravir les échelons jusqu'à la tête de l'Union locale CGT. Son désir d'améliorer le sort de ses concitoyens et de transformer la société l'amena à rejoindre dès 1995 la liste d'union de la Gauche « Agir pour l'avenir » conduite par Jean-Jacques Thomas.
Elu Conseiller municipal, il devint un administrateur écouté de l'Office Municipal des Sports, du Collège Cobast où il s'attela notamment aux travaux de requalification des abords de l'établissement scolaire. Membre des Commissions « politique éducative », de la délégation des Services publiques et d'appel d'offres, administrateur du Comité des Œuvres Sociales, Georges Bonérandi fut réélu en 2001 et en 2008.

Sa disponibilité et sa bonne humeur en faisaient un collègue apprécié. En décembre dernier, l'Amicale cyclotouriste l'avait même distingué lors des trophées de l'OMS. Associé à son épouse, ils formaient, au propre comme au figuré, un tandem indissociable. Tous deux passionnés de vélo, trois fois par semaine, été comme hiver, avec Alice, ils parcourent en binôme les routes de Thiérache et du pays nîmois. Ensemble, ils ont également réalisé les plus grandes randonnées.
Cet été, ils avaient d'ailleurs prévu de rejoindre les cyclotouristes hirsonnais et de Schramberg sur le Mont Ventoux. Le 9 novembre, ses Collègues du Conseil municipal avaient également prévu de leur rendre un hommage particulier à l'occasion de leurs noces d'or.
Sa disparition brutale laisse un vide tant son action publique fut riche et variée, tant son humanisme faisait l'unanimité.
A AUBENTON, JEAN-JACQUES THOMAS ANNONCE L'OUVERTURE DU CENTRE DE SECOURS ET LE LANCEMENT D'UN SCHÉMA DES NOUVELLES TECHNOLOGIES.

« Il n'y a pas de fatalité. Le Canton d'Aubenton possède des atouts : l'espace et son appartenance à la Communauté de communes des Trois-Rivières ». Après l'inauguration de la Foire d'Automne, rendez-vous aussi populaire que traditionnel, en Mairie d'Aubenton, Jean-Jacques Thomas a rappelé combien l'intercommunalité assurait une solidarité territoriale.
Et le 1er Vice-Président du Conseil général de citer trois dossiers symboliques à ses yeux. Après l'assainissement autonome lancé à Logny-les-Aubenton, les communes d'Iviers, de Leuze, de Coingt et de Mont-Saint-Jean disposent désormais de ce nouveau service public « subventionné à 80 % ». Et Jean-Jacques Thomas de proposer que la commune d'Aubenton puisse, à son tour, être aidée, dès 2009, dans la réalisation d'un réseau d'assainissement collectif celui-là.

(Photo Jean-Marie DEGORGE)
Toujours en matière environnementale, l'implantation d'un parc éolien avec une quinzaine de machines sur le Sud de la communauté s'inscrit dans la modernité et la transformation. De même, s'agissant du Service départemental d'incendie et de secours, « dernier service public de proximité avec la commune et la gendarmerie », le Président du SDIS annonça l'inauguration le 22 novembre du CPI construit après un investissement de 1,4 millions d'euros.
Enfin, même si le Conseil général a considérablement réduit la fracture numérique sur le département, quelques communes attendent encore le haut débit. Jean-Jacques Thomas a donc engagé avec l'opérateur « Orange » un Schéma communautaire des nouvelles technologies dont bénéficieront dans les prochains jours les habitants de Martigny et de Bucilly.
Cette opération originale portera également sur de nouveaux services comme la télévision sur les téléphones portables prévue sur Hirson pour la fin de l'année, l'alerte en temps réel en cas d'inondations ou même l'information donnée aux parents en cas d'absence scolaire.
Autant de cibles que Jean-Jacques Thomas a souhaité atteindre. Y compris en compagnie des Archers des Trois-Rivières, eux-aussi, présents sur la foire !
27 octobre 2008
A DOULLENS, L'U.S BHT REVIENT (ENCORE) DE LOIN : 2-2.

« Merci Thierry ! » Au terme d'un match qu'elle aurait dû perdre, l'U.S BHT s'en sort bien, arrachant in extremis l'égalisation grâce à son gardien et à un Guillaume Monvoisin qui a failli réussir le hold-up parfait dans les dernières secondes.
Toujours privés de leur ossature et de leurs cadres, les Thiérachiens ont considérablement souffert. Habitués aux départs catastrophiques, ils ont, cette fois, tenu plus d'une demi-heure avec une frappe du gauche de Monvoisin sortie par Delomez (15e) puis un essai de Leroy mal cadré (25e). Sans résultat !
Et comme d'habitude, l'U.S BHT va céder. Une première fois sur un centre de Roussel. Laissé libre de ses mouvements, Leroy veut écarter le danger et trompe son propre gardien d'un tir croisé (36e). Quatre minutes plus tard, le second but témoigne de la fébrilité défensive. Sur un coup franc excentré de Jean-Baptiste Pécoul, son frère Jérôme bénéficie d'un contre sur Lacoche pour marquer : 2-0.

Décidément, en ce début d'année, l'Entente réédite un scénario qui l'oblige toujours à courir après le résultat. A l'image de Valentin N'dzomo, bien en jambe. Simono lui délivre un caviar qu'il convertit, seul face au gardien doullennais : 2-1 (42e).
Cette réduction du score ne modifiera cependant pas la physionomie de la rencontre. Faute de poser le jeu, Hirson subit et abuse de longs ballons. Doullens s'en régale et Pluquet oblige Lacoche à s'arracher (48e). A partir de là, sollicité sans arrêt, Bastin sort le grand jeu. Tout d'abord sur une tête de Tilloloy puis sur un tir du même joueur qu'il sort de la lucarne (57e). Trois minutes plus tard, le gardien hirsonnais détourne sur la barre un nouvel essai de Roussel avant de sortir au pied puis de la tête deux autres ballons brûlants (64e et 66e).

Enfin, face à Cyril Pluquet, Bastin réussit encore à préserver son but. Après tant de ballons gâchés, l'U.S BHT sort, enfin, de sa réserve et Cédric Pluquet écarte un coup franc de Bonnaire bien repris par N'dzomo (74e). Il faut finalement un coup d'éclat de Monvoisin pour arracher un match nul qui paraissait hors d'atteinte. L'attaquant élimine Grumetz et Poulain ne peut que prolonger le ballon dans ses propres filets : 2-2 (86e).
Dans les arrêts de jeu, Monvoisin offre même la balle de match à Simono, finalement trop court pour convertir le centre. Personne ne s'en plaindra cependant. Tellement, les deux points glanés à Doullens ont longtemps semblé inaccessibles.
A LA TRIBUNE DU CONSEIL GÉNÉRAL, JEAN-JACQUES THOMAS DÉFEND LA SPÉCIFICITÉ ET LA PROXIMITÉ DES SERVICES PUBLICS.

Quatre français sur cinq s'estiment globalement satisfaits des services publics. Toutefois, la Révision Générale des Politiques Publiques - désormais connue sous le sigle RGPP - nourrit nombre d'inquiétudes. La Présence (exceptionnelle) à la Tribune du Conseil général de Stéphane Fratacci, le Préfet de l'Aisne, a donc permis au Représentant de l'Etat de défendre cette nouvelle réforme et, au nom du Groupe Socialiste, à Jean-Jacques Thomas, de faire part de ses inquiétudes quant au maintien des services publics dans l'Aisne.
Il a, notamment, demandé qu'aucune ambiguïté ne plane sur les finalités de la réforme. « Comment ne pas imaginer, ajoute-t-il, que ces concentrations n'ont pas d'abord pour objectif de résorber le déficit des finances nationales ?
Dans ces conditions, il nous apparaît difficilement acceptable de demander au plus grand nombre de, par exemple, renoncer à des services pour financer les baisses d'impôts accordées aux plus fortunés. En clair, cela signifie que la réforme de l'Etat ne doit pas uniquement viser à diminuer les déficits publics, mais, prioritairement, à améliorer les services publics ».
En développant sa conception de la décentralisation, Jean-Jacques Thomas pointa du doigt le recul de l'Etat et comment, par exemple, la réforme des DDE s'est traduite par « la fin des prestations des maîtrises d'œuvre en faveur des communes rurales, l'éloignement des centres de décisions, des retards dans les documents d'urbanisme et des gestions inadaptées à l'instar de la déviation de Gercy ! ».
Le Maire d'Hirson de préciser « à l'époque, pour justifier la réduction de la subdivision d'Hirson, M. Massa avait avancé l'argument d'une « optimisation des moyens » qui s'est rapidement transformée en une diminution des moyens avant d'aboutir à une disparition des services ».
Et lorsque le Préfet de l'Aisne évoque la réunion des services financiers de l'Etat, Jean-Jacques Thomas y voit le risque de la fusion des Perceptions et des Centres des impôts. De conclure : « après les transferts thématiques, pour les routes, les personnels des collèges ou le RMI, voici venu le temps des transferts géographiques. Avec la disparition des directions départementales et la concentration régionale induite, la proximité y perdra. Il reste à prouver que l'efficacité y gagnera ! ».
