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« Quitter l'enfance et entrer dans l'âge adulte est toujours un défi. Comment une adolescente - éprise d'absolu - va-t-elle le relever ? Quel est son regard sur le monde, quelles sont ses relations avec son corps, avec les garçons, avec ses parents et ses professeurs ? Quand arriveront les épreuves, qui l'aidera à franchir le gué, à donner un sens à sa souffrance et à reconnaître son chemin dans le labyrinthe de sa vie ? »

Avec son second livre, Denise Leurquin-Dépernet ne veut surtout pas de répondre aux questions qu'une adolescente - quelle que soit l'époque - se pose à un âge qu'elle qualifie elle-même de bête. Pas de leçons données par l'ancienne enseignante !
LIVRE_D_LEURQUIN_cou_1643B5 Après « la Raisonneuse », premier tome qui lui permet déjà d'affirmer sa différence, elle porte un regard tendre, mais jamais niais sur la Thiérache des années 50, sa famille, l'église, le monde agricole avec l'arrivée de « Monseigneur », le premier tracteur dans la cour de la ferme.

Dans le style alerte d'une jeune fille curieuse de tout, avec pudeur, sans cependant tomber dans la nostalgie de ces années prospères de toutes les transformations, Denise Leurquin évoque l'importance d'une l'éducation, plus que jamais facteur d'émancipation.

L'histoire la passionne. Elle dévore les livres, du moins tous ceux autorisés par son milieu et l'école de l'époque. Sans indulgence, elle revit ses cours à l'école des Sœurs où la couture fait partie des matières enseignées. Du BEPC au Bac, le lecteur retrouvera ou découvrira amusé ses propres réflexions et comment la fille de la terre trouvera dans la philo matière à porter un autre regard sur son environnement.
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Dans une abbaye de Saint-Michel qu'elle connaît bien, Denise Leurquin a retrouvé son public, sa famille et ses amis pour y présenter son livre. Le dernier ? Sans le jurer, elle avoue ne pas aller au-delà de ses souvenirs couchés sur son journal intime.

« Saura-t-on si vous étiez sur les barricades de 68 ? » l'interroge malicieusement Jean-Jacques Thomas. « Il faudrait que j'évoque l'évolution de l'éducation ou de l'Eglise et je ne veux pas me fâcher avec une partie des gens que j'ai fréquenté » répond-t-elle avec ironie.

Thérapie ou plaisir personnel ? « La sente au bois sec » a le goût des confitures d'antan et la saveur des madeleines si chères à Proust.

« LA SENTE AU BOIS SEC » de Denise Leurquin-Dépernet. Editions « Cheminements » - Collection « gens d'ici ». 20 €. « www.cheminements.fr »