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Annick Poulet l'a rappelé dans la nuit hirsonnaise, le joueur de cornemuse écossaise, le piper, était « the first off the top » (le premier devant) pour emmener les soldats au combat. « Ce qui importe dans l'histoire de ces hommes, nota l'Adjointe au Maire, n'est pas forcément le côté militaire de la chose, mais plutôt la valeur de la musique. Néanmoins, beaucoup sont morts lors des assauts vers les lignes ennemies ».

A tel point qu'au début de la seconde guerre mondiale, l'emploi des sonneurs fut limité à conduire les hommes jusqu'aux tranchées et à les ramener après leur tour de garde. Cette tradition s'est d'ailleurs prolongé jusqu'à la guerre des Falklands et pendant la guerre du Golfe.
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En présence de trois pipers des Borders, Annick Poulet a évoqué l'épopée de l'un des leurs. Après avoir servi en Inde, Daniel Laidlaw devait s'emparer avec ses hommes d'une redoute sur la route de Lens avant de progresser en direction de l'Est de Loos.

Le 25 septembre 1915, les gaz eurent raison d'une partie du régiment, le Sous-lieutenant Martin Young cria à Laidlaw « joue pour eux Laidlaw, pour l'amour de Dieu, joue pour eux ». Sous les balles et le bombardement, le Piper escalada le parapet en jouant « Blue Bonnets of the Border », le même air interprété à Hirson.
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Blessé à deux reprises, il atteindra les lignes adverses en jouant « The Standard on the Braes o'Mar ». Par la suite, il déclara que ses cheveux avaient blanchi en quelques heures. Pour son héroïsme, Daniel Laidlaw reçut la Victoria Cross et la Croix de guerre française.

Dans le cadre des cérémonies du 90e anniversaire de l'Armistice, en collaboration avec l'association « Thiérache-Borders », la Ville d'Hirson a ainsi voulu rendre hommage aux sonneurs dont les rythmes et les titres ont marqué la vie des soldats écossais.