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A l'initiative d'Yves Daudigny, les représentants des communes de l'Aisne qui depuis parfois plus de quarante ans entretiennent des relations avec les villes allemandes se sont retrouvés à La Capelle, trés exactement dans la grande salle de la Villa Pasques, à l'endroit même où les plénipotentiaires des deux pays s'étaient retrouvés le 7 novembre 1918.

Dans ce lieu chargé d'Histoire, le Conseil général de l'Aisne et Guy Marival ont, en effet, réalisé une exposition permanente qui rappelle les grandes étapes des relations franco-allemandes.
COMM_MO_ECOSSAIS_08__166D97La Municipalité d'Hirson était représentée par Claude Lion et Francine Richet avec une délégation de Königsee conduite par Klaus Reinholdt, déjà présents lors de la cérémonie organisée au cimetière militaire d'Hirson. Là, en compagnie de Jean-Jacques Thomas, du Colonel George Wood et du Major Ken Fraser, du Kings Own Scottish Borders, le délégué allemand a fleuri le mémorial allemand.

Yves Daudigny l'avait, du reste, souligné « quel chemin parcouru ! » Qui, en effet, aurait pu penser en 1918, sauf peut-être quelques idéalistes considérés alors comme des fous, qu'un jour des soldats français et allemands seraient réunis dans un même régiment militaire .

Le Président du Conseil général a également puisé dans le quotidien sportif l'évolution du rapprochement entre les peuples. Au lendemain de la guerre, « qui aurait pu imaginer que les supporters du Bayern s'enthousiasmeraient un jour pour un footballeur français, Franck Ribéry, comme voici quelques années, les supporters de l'OM s'enthousiasmaient pour les performances de Rudi Voller ? »
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Qui aurait même pu imaginer voici vingt ans que l'hymne allemand serait joué devant la Pierre d'Haudroy et que là « où triompha la ténacité du Poilu » floterrait le drapeau de l'ennemi d'hier.

Lorsque Klaus Reinholdt déposa une gerbe en compagnie des autorités françaises, Yves Daudigny venait de souhaiter que les relations franco-allemandes laissent augurer de ce qui pourrait se passer dans d'autres régions du monde, en particulier aux Israéliens et aux Palestiniens, entraînés dans une lutte interminable ; aux peuples de Bosnie ou du Kosovo que les soldats des Nations unies doivent aujourd'hui séparer.
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Comme lors de la cérémonie organisée à Hirson, les villes et communes de l'Aisne rassemblées à la Villa Pasques de La Capelle ont solennellement « tenu à témoigner du chemin parcouru depuis 1918 par deux peuples qui, après s'être longtemps affrontés, sont parvenus à surmonter un passé qui les portait plus vers la méfiance réciproque que vers la compréhension mutuelle, et à s'engager résolument dans la voie de l'amitié et de la coopération ».