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« Aux yeux de tous, la France a été durant quatre années le champ de bataille de l'Europe et du monde. Dans la boue des tranchées, sous une pluie incessante de fer et de feu, sur des lignes de front désespérément immobiles, les hommes ont connu pour la première fois la mort de masse. Des forts de Verdun aux champs de bataille de la Somme, des plaines d'Artois aux montagnes du front d'Orient, sur terre, sur mer et, pour la première fois dans les airs, les hommes sont venus mourir de tous les continents ».

Au pied du vénérable tilleul, face au monument, après la lecture du message de Jean-Marie Bockel par Frédérique Basquin, Adjointe au Maire ; Jean-Claude Molinaro a rappelé le nombre de victimes quotidiennes : 6 800 tués chaque jour pour 1 170 jours de guerre. Toutes les communes - hormis quinze sur l'ensemble du territoire - ont ainsi payé un lourd tribut à la première guerre mondiale : onze victimes pour le seul village d'Effry.
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Pour sa part, Jean-Jacques Thomas a souhaité rendre hommage à deux hommes : Lazare Ponticelli, le dernier Poilu français, enfant d'immigré italien, dont le courage n'eut d'égal que son humilité et sa dénonciation des horreurs de la guerre ; et Matthias Erzberger, le Secrétaire d'Etat allemand, venu négocier l'Armistice et qui fut assassiné en 1921 par un commando d'Extrême Droite.

« Européens, tous deux sont morts pour la paix » a conclu le 1er Vice-Président du Conseil général avant que la batterie-fanfare de Neuve-Maison n'interprète les sonneries et que les enfants du village ne chantent la Marseillaise.