PS_CONGR_S_F_D_RAL_M_1671BFHier après-midi s'est ouvert à Reims le Congrès national du Parti Socialiste. Avec l'arrivée en tête de Ségolène Royal, les adhérents du PS ont auparavant affirmé « au plan national leur désir d'une transformation radicale de notre parti en même temps que leur soif de fraternité ». Dans l'Aisne, au terme d'un débat de qualité et d'un vote auquel 59 % des militants ont participé, « après le temps des idées, comme l'a rappelé Jean-Jacques Thomas, est également venu le temps des responsabilités ».

Candidat à sa succession, le 1er Secrétaire fédéral estime que « face à une Droite impitoyable, à la crise la plus dure provoquée par les politiques ultralibérales, le PS doit maintenant se reconstruire en force alternative pour protéger, rétablir, inventer, rassembler et combattre. Nos concitoyens ont donc besoin d'un Parti Socialiste certes à la hauteur, mais tout autant uni et soudé ».

« Tel a été et tel sera mon engagement fédéral, explique-t-il. En effet, les militants de la motion E, mais également des autres motions ont été nombreux à souhaiter qu'il puisse conduire cette double mission de rassemblement et de rénovation. « Il est vrai, précise-t-il, que j'ai toujours privilégié l'union avant les questions de personnes et, en toutes circonstances, le choix des militants, à Laon, comme à Saint-Quentin, à Château-Thierry comme à Brunehamel ».
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Lors du congrès fédéral organisé à Anizy, le Responsable socialiste a notamment évoqué sa « ligne claire d'un rassemblement à Gauche » et les succès obtenus lors des différentes élections municipales, cantonales et sénatoriales. Il note, par ailleurs, que « l'unité se construit sur des projets et non sur des rapports de pouvoirs ».

D'ajouter « au-delà du 1er Secrétaire, c'est bien de l'homogénéité d'une équipe que dépend l'efficacité d'une fédération ; de l'engagement de chacun de ses responsables, que le PS pourra se mettre au travail. Les chantiers ne manquent pas.

Pour Jean-Jacques Thomas (ici hier au Congrès de Reims), le combat contre la Droite devra donc être idéologique afin de (mieux) s'opposer à toutes ses actions qui n'ont qu'un seul but : détruire les Services Publics, ruiner la Sécurité Sociale.

De même souhaite-t-il que « le PS s'organise pour convaincre » au travers d'un grand Forum global associant le mouvement social, syndicats, représentants des services publics, salariés en lutte, entrepreneurs, associations, universitaires, altermondialistes, consommateurs, petits épargnants.
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Quant à la nécessité « de s'ouvrir », le 1er Secrétaire appelle à de nouvelles formes d'engagement. « Comment, s'interroge-t-il, faire du PS un parti attractif, un parti de masse ? Comment réveiller la conscience citoyenne et cesser d'avoir peur des nouveaux adhérents ? ».

« Face aux bouleversements quotidiens, propose encore Jean-Jacques Thomas, le PS doit être plus réactif et, pour cela, offrir à ses militants les moyens pour réfléchir et proposer. Tels sont les objectifs de l'Université populaire susceptible de donner à chacun les clés indispensables pour déchiffrer le monde. Dans chaque fédération, les personnes ressources seront associées et appelées à lancer ce vaste mouvement d'idées ».

En recevant le soutien de Michel Potelet, d'Alain Sautillet, de Frédéric Martin ou d'Yves Daudigny pour lequel « la Fédération a plus que jamais besoin d'un fédérateur », Jean-Jacques Thomas invite l'ensemble des militants à « oser un Parti Socialiste intensément transformé, résolument engagé et durablement rassemblé ».