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En une semaine, le campanile de Sainte-Thérèse aura donc vécu. Après l'explosion qui fit basculer son clocher, les engins mécaniques ont patiemment grignoté les trois cents tonnes d'un béton fatigué, victime du temps et de l'érosion.

Le déblaiement se poursuit et devrait donc être achevé pour la fin de l'année. Reste qu'une page de l'histoire d'Hirson se tourne et que la ville a ainsi perdu un point central de son urbanisme. Même si la Municipalité n'en n'était pas propriétaire, en concertation avec l'abbé Jules Roucou, elle l'avait éclairé et ainsi valorisé.

La nostalgie l'emporte donc sur la prouesse technique qui présida à la démolition et Marcel Bouleau, l'ardent défenseur de la Tour Florentine, construite, elle, en 1920-1921, ne peut donc que s'interroger sur l'avenir de la tour d'aiguillage buiroise. « Après Lens, Lille,tombée en 1985, Somain, Laon, Saint-Denis et Béthune, Buire subira-t-elle la destruction de son patrimoine ? » s'interroge le Président d'Eco-Rail.

Comme pour le rassurer, Jean-Jacques Georges, cheminot lui aussi, a d'ores et déjà trouvé une nouvelle affectation pour le beffroi industriel imaginé par l'architecte Umbdenstock et que Jean-Jacques Thomas a fait classer monument historique en 1995.