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Au moment où, pour quelques jours encore, la France préside l'Union européenne, les représentants des collectivités territoriales flamandes, wallonnes et françaises, réunies dans le programme européen INTERREG IV A « France-Wallonie-Vlaanderen », ont solennellement demandé mardi au Président de la République Française d'user « de son autorité pour réunir les conditions du démarrage effectif de la coopération transfrontalière franco-belge ».

Approuvé par la Commission européenne le 15 novembre 2007, Interreg IV constitue un exemple réussi de collaboration entre les deux pays. Ainsi, comme l'indique l'appel lancé dans l'hémicycle de la Région flamande, 103 projets sont prêts à démarrer. Plus de 400 opérateurs sont mobilisés dans les domaines économiques, sociaux et culturels.

Or, faute de la signature d'une indispensable convention de partenariat et d'un accord du gouvernement français sur le système de gestion et de contrôle, l'ensemble du programme européen est aujourd'hui remis en cause. Douze millions d'euros risquent d'être ainsi perdus et, de toute évidence, manqueront aux opérateurs territoriaux qui les attendent.

Dans l'adresse à Nicolas Sarkozy, Jean-Jacques Thomas, Claudine Ledoux, Vice-Présidente du Conseil régional Champagne-Ardenne, Marleen Titeca-Decraene, Députée de la Province West-Vlaanderen, Stéphane Maucci, Attaché du Ministre-Président de la Région Wallonne, Jean-René Loir, pour le Conseil Général du Nord, Christian Deruy, pour celui du Conseil Général du Pas de Calais et Stéphane Pouilly, pour le Conseil régional Nord-Pas de Calais, précisent encore que « la Présidence française ne saurait être entachée par un blocage administratif aux conséquences désastreuses pour une coopération européenne à laquelle vous êtes, comme nous, profondément attaché ».