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Avec quatre-vingt huit lits occupés, la Résidence Brisset demeure l'un des établissements thiérachiens pour personnes âgées les plus demandés. La liste d'attente y est importante et la construction cette année d'une unité « Alzheimer » de quinze lits lui permettra donc de répondre aux besoins avec, notamment, un accueil temporaire.

Aujourd'hui, sous la direction du Docteur Daniel Tatinclaux, près de cinquante personnes travaillent dans un établissement public qui, en juillet 2006, a justement ouvert un service de jour. Susceptible d'accueillir quinze personnes, il assure déjà une évaluation gériatrique, stimule la mémoire et dispense même des soins sans une hospitalisation qui non seulement ne s'impose pas, mais pourrait, parfois, se révéler traumatisante.
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Actuellement, l'objectif est bien de favoriser la prise en charge la plus rapide possible. La France accuse, en effet, un net retard par rapport à ses voisins européens. A Hirson, plus de la moitié des résidents de Brisset sont touchés par des troubles plus ou moins importants. Les personnels interviennent déjà, y compris lors de dépistages réguliers, mais l'intérêt d'un travail à domicile est évident. Encore faudrait-il, comme l'expliqua Jean-Jacques Thomas, lors de la traditionnelle visite du nouvel an aux personnes âgées (notre photo), « briser le tabou de la venue même occasionnelle dans les services hospitaliers ».

La création, également cette année, d'une unité de psychiatrie de quinze lits y évitera donc un transfert à Prémontré toujours pénalisant pour des patients dont l'état ne nécessite pas un accueil prolongé. « 2009 sera donc, comme le souligne Christelle Pailla, Administrateur de l'hôpital Brisset, une année charnière. Le service de soins de suite et de réadaptation fonctionne aujourd'hui à plein régime et démontre l'intérêt d'une prise en charge médicalisée sitôt l'intervention chirurgicale ».
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Après la démolition de l'ancienne maison de retraite, avec un centre de périnatalité conforté grâce à l'implantation dans les prochains mois d'un Centre d'action médico-sociale précoce (CAMSP) déjà ouvert place Mermoz aux enfants jusque six ans et la mise en service d'un scanner, le centre hospitalier entend donc s'impliquer dans un travail en réseau avec les établissements voisins du Nord et de Belgique. Le projet transfrontalier vient, en effet, d'être approuvé lors de la session « Interreg » tenue à Bruges. « Du premier au troisième âge, conclut d'ailleurs Jean-Jacques Thomas, après des périodes d'incertitude, les prochains mois devraient ainsi marquer l'adaptation et la modernisation des services publics hospitaliers hirsonnais ».