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« La sécurité n'a pas de prix, mais elle a un coût. Les sapeurs-pompiers coûtent cher. Coûtent-ils trop cher ? Non, si l'on se réfère à l'Histoire, aux besoins et à la comparaison des budgets des services départementaux d'incendie et de secours français ». En défendant hier au Conseil général les 19.7 millions alloués, Jean-Jacques Thomas a rappelé les efforts consentis dans l'Aisne.

« Nous payons encore, explique le Président du SDIS, l'état d'un parc immobilier laissé, pour une large part, à l'abandon par plusieurs communes. La solidarité départementale joue donc à plein, tant en investissement lorsqu'il s'agit de construire de nouveaux centres a Aubenton, Rozoy, Chauny, Coincy ou Trélou sur Marne ou, en fonctionnement lorsqu'il faut régler, chaque année, 2.486 millions de salaires à Soissons ou 109 613 € de vacations de sapeurs-pompiers volontaires à Vailly-sur-Aisne. »
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A la tribune de l'Assemblée départementale, Jean-Jacques Thomas rappela notamment que dans l'Aisne, la contribution par habitant s'élève à 66,69 € contre 71,28 € pour les départements de même importance. En matière d'intervention, chaque sortie revient en moyenne à 904,86 € par habitant contre 1 300,16 € au plan national.

Plaidant en faveur d'un maillage territorial cohérent, le 1er Vice-président du Conseil général justifie l'existence des 74 centres axonais. Ne serait-ce qu'au regard, entre 1999 et 2008, de l'augmentation de 89 % des secours à la personne ou à la centaine d'interventions du week-end sur Montcornet et la Vallée de la Serre lors de la montée des eaux.