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Quel avenir pour l’abbaye de Saint-Michel ? La question n’est pas nouvelle, mais depuis quelques années, elle est passée sous silence. Pourtant l’enjeu est d’importance et, de toute évidence, il dépasse l’animation du site dans la mesure où l’entretien du monument et les futurs investissements sont étroitement liés au plan de conversion engagé par Jean-Jacques Thomas.

A l’instar de ce qui fut réalisé à Vauclair, depuis huit mois, l’ensemble des partenaires, Etat, Conseil général et régional, Comité départemental du tourisme, Comité de communes, Ville de Saint-Michel ont donc travaillé part groupes thématiques.
Nef_et_public_St_michelLors de la présentation de leurs conclusions, Marie-Christianne de La Conté, Directrice régionale des affaires culturelles ; et Alain Reuter, Vice-Président du Conseil régional, chargé de la culture, ont chacun en ce qui les concerne réaffirmé l’importance de la musique comme clef de voûte du projet.

Si sur la forme, des amendements doivent encore être pris en compte, sur le fond la mise en réseau des activités culturelles, la création d’espaces de service et d’hébergement ainsi que l’implantation d’un pôle d’excellence rural ouvert que les métiers de l’art ont été validés. De même, deux priorités ont été approuvées avec le sauvetage du « logis des hôtes », aujourd’hui menacé de ruines sur l’entrée droite de l’église ; et de l’aile ouest de l’abbaye.

Par ailleurs, l’ensemble des participants ont convenu de la nécessité d’implanter une boutique dans les locaux d’accueil, une hôtellerie de service avec le déplacement de l’hébergement scolaire dans la « Persévérance ». Des résidences d’artistes, plusieurs espaces d’expositions et d’enregistrement sur 3 000 m², un café des arts dans les caves du monastère, et le repositionnement du musée autour de la vannerie ont également été évoqués.
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Un certain nombre de préalables ont cependant été émis à commercer par la pérennité du Festival de musique baroque pour lequel le Conseil général portera, cette année, sa contribution à 67 000 €. Même chose pour les grosses réparations où, en plus de l’Etat, l’Assemblée départementale interviendra à hauteur d’environ 25%.

Malgré tout, avec un investissement de 9,72 millions d’euros, le financement du projet de conversion s’impose sur des lignes exceptionnelles d’autant que le budget annuel de fonctionnement atteint 1,45 million. D’où la nécessité de mobiliser les crédits européens « Interreg » ou ceux du Contrat Région-département.

De la même manière, Département, région et Etat ont demandé au propriétaire, en l’occurrence la ville de Saint-Michel, de définir ses priorités, la hauteur de son engagement et d’approuver le futur mode de gestion du site : groupement d’intérêt public, délégation de service public ou gestion directe. Si la réflexion engagée apporte une nouvelle pierre à l’édifice, il en manque cependant beaucoup d’autres !