30 avril 2009
JOURNÉE NATIONALE DE LA DÉPORTATION « PORTER LA VOIX, PROLONGER LES CRIS DES INTERROGATOIRES ET DES CRÉMATOIRES ».

Cette commémoration ne ressemble à aucune autre. Elle ne célèbre pas une victoire. Elle ne marque pas la fin d'un conflit. Comme l'a rappelé Jean-Jacques Thomas devant le monument dédié aux morts de tous les conflits et à la paix, « elle nous invite à réfléchir. Elle nous oblige à témoigner ». Même si pour lui, il est difficile de dire l'indicible, cette transmission, cette exigence de vérité, sont aujourd'hui les armes absolues pour mieux comprendre hier pour mieux combattre demain.
Témoigner voilà la mission dévolue aux nouvelles générations. Face à un système prévu pour durer mille ans, à une machine à broyer l'humanité, des voix se sont élevées. Nombre d'entre elles se sont maintenant tues. « La mémoire a certes survécu, mais aujourd'hui continua le Maire d'Hirson, lorsqu'un déporté disparaît, il emporte avec lui une part de vérité.
« Oui, affirma-t-il, Maurice Cohidon, disparu le 9 avril, nous manque. Oui, Ester Poteau, disparue le 12 octobre 2006, nous manque tout autant. Pourtant, leur souvenir constitue l'indispensable lien entre les disparus, les rescapés, les familles et les générations qui s'ajoutent aux générations ».
En rappelant que le nom donné de Jean et de René Burlot donné à une place donne d'abord un sens à l'Histoire, il souligna que certains, aujourd'hui encore, « tente de s'affranchir des erreurs et des horreurs du passé, de hiérarchiser les souffrances, de diviser et de salir, au profit d'idéologies ou de systèmes de pensées qu'eurent déjà à subir ceux dont nous honorons la mémoire ».
Pour l'orateur, la vigilance demeure un devoir individuel et collectif. « C'est là, expliqua Jean-Jacques Thomas le sens de ce rassemblement en citant Pier Paolo Pasolini, le poète et cinéaste italien, pour qui « ce n'est pas que les morts ne parlent pas, c'est que nous avons perdu l'habitude de les écouter ».

En déposant une gerbe en compagnie de Mlle Cohidon, fille de déporté, il demanda à chacun de prêter attention et d'écouter ces voix oubliées « dire ce que fût l'horreur de trier les hommes, de légiférer sur des critères, d'imposer par la terreur et la répression un semblant d'ordre idéal, aux ordres d'un occupant dont la tâche fut simplifiée par la docilité d'un Etat, prêt à tout accepter ».
L'Histoire ne saurait en effet se contenter de n'être qu'une énumération de date. Pour sa crédibilité, elle a besoin que résonnent encore et toujours les cris des déportés. Les chairs martyrisées et le sang versé obligent à comprendre. « Le sang de six millions d'hommes, de femmes et d'enfants juifs exterminés, dont plus de 75 000 partis de France auxquels, dit-il, il faut ajouter les 250 000 victimes tziganes, 100 000 victimes de la politique nazie d'euthanasie et d'élimination des homosexuels, des Francs-maçons mais également les malades mentaux, les 550 000 victimes des camps de concentration et les centaines de milliers de prisonniers de guerre.

Face aux délégations d'anciens combattants, des représentants s'associations de déportés, des élus et des corps constitués, avant que l'harmonie municipale ne reprenne le chant des Partisans, Jean-Jacques Thomas invita chacun à témoigner à prolonger l'écho des cris des camps et des prisons, des cris des arrestations et des wagons, l'écho des cris des interrogatoires et des crématoires.
« La voix des survivants, conclut-il, se fait aujourd'hui plus faible. Alors, au nom de l'humanité, il nous appartient de la porter. Car comme le rappelait un autre poète, Paul Eluard, « si l'écho de leurs voix faiblit, nous périrons ».
RENCONTRES INTERCANTONALES DE L'APTAHR : VINGT-SIX ANS ET PAS UNE RIDE.

Lorsque voici vingt-six ans, Jean-Jacques Thomas, alors Président de l'Association de Pays Thiérache Hirson Rural (APTAHR), avait organisé la première Rencontre intercantonale du troisième âge, il n'imaginait pas qu'avec ses collègues élus du pays des Trois-Rivières, il retrouverait le même plaisir à partager la table des 482 convives réunis cette année encore à la halle des sport de Saint-Michel. Certes, le record de 520 personnes n'a pas été battu. Cependant, le rendez-vous conserve son attrait. Avec la seule ambition de se retrouver et de partager un moment de convivialité.
Pas moins de vingt-deux clubs ou associations d'anciens se retrouvent, en effet, chaque année pour un déjeuner mais également un après-midi récréatif animé, comme au début, par Marcel Bouleau.

Le record des participants revient toujours au Foyer Raymond Mahoudeaux d'Hirson avec quatre vingt-huit participants. Isabelle Gosset accompagnait la délégation qui applaudit les six chanteurs du radio-crochet issus d'Origny, Martigny, Mondrepuis et Saint-Michel.
Bien évidemment, il n'existe pas de repas du troisième âge sans musique, ni quelques pas de danse. Après le tirage de la tombola, la piste a donc accueilli les inconditionnels. Vingt six ans après la première édition, la manifestation n'a pas pris une ride !
JEAN-CLAUDE MOLINARO BATTU !
Le fait est suffisamment rare pour être souligné. Champion toutes catégories, Jean-Claude Molinaro dont la suprématie ne fut jamais contestée – tout juste le 30 décembre par Maurice Demeaux, autre gamin d’Effry avec lequel il partagea jadis les parties de pièces et de grange – a donc été battu à Wimy.
Témoin impartial, Michel Boudsocq a d’ailleurs enregistré le résultat. Sur un jet dont le Maire d’Effry n’est toujours pas revenu, Jean-Jacques Thomas l'a, en effet, obligé à jeter toutes ses pièces sans pouvoir reprendre le point décisif.
Face à ce qu’il a, lui-même, qualifié de « défaite historique », Jean-Claude Molinaro envisage même de mettre un terme à sa carrière internationale – il s’est, en effet, déplacé plusieurs fois à Chimay – mais affirme malgré tout ne pas avoir « le plomb dans l’aile ». Voilà donc ses supporters rassurés !
29 avril 2009
A SOISSONS, JEAN-JACQUES THOMAS ET GILLES PARGNEAUX EN APPELLENT A UNE EUROPE ARTICULÉE AUTOUR D’UN PACTE DE PROGRÈS SOCIAL.

La désinvolture avec laquelle Rachida Dati a répondu aux jeunes militants de l’UMP témoigne si besoin était du mépris avec lequel ce parti traite l’échéance européenne du 7 juin. Alors que les annonces de plan sociaux se succèdent et que la désespérance conduit à des actes de violence, la Garde des Sceaux se flatte de ne rien savoir ou presque des grandes questions européennes. « Continental », la douloureuse question des migrants, les agriculteurs, les quotas de pêche, le développement durable constituent autant de questions abordées par Gilles Pargneaux et Jean-Jacques Thomas lors de la réunion publique organisée à Soissons.

A Villers-Cotterêts, Château-Thierry puis Soissons donc, la tête de liste de la grande circonscription Nord-Ouest est allé au contact des habitants, militant d’une Europe qu’avec « les socialistes européens, il veut changer et changer maintenant ». Ce travail de pédagogie et de proximité lui paraît, en effet, indispensable tant il est vrai qu’entre les Français et l’Europe s’est installé selon ses propos « un profond désamour ». Européen convaincu, né l’année du traité de Rome, le Maire d’Hellemmes appelle de ses vœux une autre Europe que celle « façonnée par les libéraux, les Sarkozy, Berlusconi et Barroso, les chantres du laisser-faire qui ont fait du marché le maître de tout. La suite, dit-il, nous la connaissons tous : dérégulation, déréglementation. Il est temps de dire stop ».

Ce message, Jean-Jacques Thomas l’a partagé à la tribune avec son ami, hirsonnais comme lui. « Face à une Droite qui n’en finit pas de repousser la publication de ses candidats, qui refuse le débat pour éviter le vote sanction », à 45 jours du scrutin », le 1er Vice-Président du Conseil général en appelle à la mobilisation « en faisant utilement barrage à la politique dévastatrice de la Droite en France et en Europe, en se rassemblant derrière la liste emmenée par Gilles Pargneaux, un élu de cœur et de proximité qui saura faire vivre l’Europe du quotidien au service des citoyens.»
En dénonçant « l’actuel Monopoly européen », Jean-Jacques Thomas qui avait indiqué dans son propos liminaire que « notre tête de liste ne venait pas dans l’Aisne, mais qu’il y revenait, puisqu’il est thiérachien », demanda aux Axonais de « sanctionner sans cependant se disperser ».

Après une semaine de campagne dans l’Orne, la Manche et donc dans l’Aisne, avant son retour le 22 mai à Hirson, Gilles Pargneaux sollicita son auditoire pour qu’il s’engage en faveur d’une Europe fondée sur le développement durable « parce que, dit-il, il nous appartient de préparer l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Une Europe volontariste construite sur une politique industrielle ambitieuse et respectueuse du secteur marchand, protectrice pour les salariés parce qu’articulée autour d’un pacte de progrès social. »
Alors même qu’après la chute du bloc communiste, le monde capitaliste implose, le leader socialiste plaida également en faveur d’une troisième voie européenne et profondément humaniste à inventer. « Le vote socialiste du 7 juin, conclut-il, en constituera l’élément fondateur ».
A BUIRE : LE TÉMOIGNAGE DES ASSOCIATIONS DE DÉPORTÉS ET L’HOMMAGE RENDU A MAURICE COHIDON.

Voici soixante-quatre ans, les camps de concentration et d’extermination étaient libérés par les armées alliées. A Buire, après le traditionnel recueillement devant la stèle érigée à la mémoire des cheminots, place du 19 mars, Maurice Demeaux rappela combien les familles de disparus et les rescapés tiennent toujours à marquer l’attachement qu’ils portent à cette journée nationale.
D’ajouter : « dans ce jour commémoratif de la délivrance des camps dans tous les pays libérés du nazisme, nous célébrons cette liberté acquise au prix de tant de sacrifices. En France, comme dans la plus grande partie de l’Europe, la domination nazie a entraîné des exactions inouïes : pillage, persécutions raciales, répressions féroces contre ceux qui, confrontés aux crimes de l’occupant et de ses complices français, n’entendaient pas rester passifs ».

Devant le monument du village, Jean-Jacques Thomas et Maurice Demeaux ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes de toutes les guerres avec une pensée particulière pour Maurice Cohidon.
La récente disparition du dernier déporté buirois donna ainsi un sens particulier à l’appel du Collectif des associations nationales. « Avant la disparition des derniers survivants, ont-elles demandé, nous incitons nos descendants, les historiens et les pouvoirs publics à sauvegarder la mémoire des événements douloureux que nous avons vécus ».
AVANT TOUT, LES CHASSEURS DES USAGES VISENT LA SÉCURITÉ.

Un sanglier, seize chevreuils, dont sept brocards, six chevrettes et trois chevrillards, le bilan cynégétique de la société communale de chasse des « Usages » se révèle globalement satisfaisant. Entre le 12 octobre 2008 et le 25 janvier 2009, lors des journées de chasse, le gros gibier fut au rendez-vous. Sur les 442 hectares loués par la Ville d’Hirson, les 32 sociétaires ont parfaitement géré les bagues allouées.
Cependant, les mauvaises conditions météorologiques de l’an dernier ont considérablement nuit à la reproduction des lièvres. Seuls quatre ont été tués sur l’année. Les chasseurs hirsonnais ont donc décidé de n’en tirer aucun cette saison. En espérant à partir de là que, comme pour les perdrix, le petit gibier revienne.

Cette sage gestion de gestion de leur patrimoine n’empêche nullement les membres de l’association présidée par Pierre Stuyvaert de porter une attention toute particulière à la sécurité. Déjà, quatre miradors ont été construits sur les parcelles bordant la Trouée d’Anor. Les responsables souhaitent donc poursuivre ces aménagements de manière à privilégier les tirs fichant et ainsi éviter tout risque.
Cette approche de la chasse, les adhérents des Usages entendent la prolonger dans la défense de la nature, regrettant, par exemple, la dégradation des chemins forestiers lors des coupes de bois. Saluant la coopération avec la Municipalité, ils ont également confirmé leur engagement dans la gestion de la Plage Victor Hugo. Bref, les chasseurs ne limitent pas leur horizon à la seule forêt hirsonnaise.
28 avril 2009
« SYGMA LASER » REPRISE PAR LA « SNT » : L’ACTION ET L’OFFRE IMMOBILIÈRE DE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES N’Y SONT PAS ETRANGÈRES.

Les difficultés de « Sygma Laser » furent largement commentées. Beaucoup fut écrit avec, parfois, nombre de contre vérités. Hier, lors de la signature officielle de la reprise de l’entreprise et le rachat de l’usine, Jean-Jacques Thomas en a donc profité pour rétablir les faits et surtout souligner l’action « discrète, mais efficace » de la Communauté de communes. Une politique basée sur la mutualisation des moyens, l’aménagement de deux parcs d’activités, une offre immobilière permanente et l’accompagnement des entreprises.
La situation géographique des « Trois-Rivières », proche des grands centres de production et aux grands axes de communication européens, la création de la rocade de l’agglomération hirsonnaise et son accès direct ont déjà permis d’optimiser le développement d’entreprises sur celui de la Rotonde-Florentine.
Spécialisée dans la collecte et le tri des consommables bureautiques et informatiques, la société "Sygma-Laser" s’y est développée. A l’étroit dans les trois ateliers-relais qu’entre 2000 et 2004 lui a, successivement, loués la Communauté de communes, la société a ensuite souhaité disposer sur place de nouveaux bâtiments. Elle a donc sollicité la Communauté de communes pour qu’elle l’accompagne dans son programme immobilier sur une surface totale cumulée d’environ 20 000 m2.
La Communauté de communes a ainsi construit un premier bâtiment de 4.740 m2 avec bureaux et locaux sociaux louée depuis mai 2004. Cependant, les difficultés liées à une progression rapide et à des problèmes de trésorerie a amené le Tribunal de Commerce de Saint-Quentin à la placer en redressement judiciaire pour une durée de six mois.
Dans la discrétion, la Communauté de communes a alors favorisé puis traité les demandes émanant d’investisseurs potentiels. A ce titre, et parmi d’autres, la «Société Nouvelle de Transformation», implantée à Villers-Pol, s’est montrée intéressée par l’activité et l’acquisition de l’ensemble immobilier. En effet, la « SNT» souhaite développer les marchés de « Sygma Laser » en maintenant sur le site une vingtaine d’emplois. Spécialisée dans le commerce de gros et la valorisation des déchets, «SNT» envisage également de développer de nouveaux créneaux.

En reprenant l’entreprise hirsonnaise, « SNT » accède donc à la propriété à des conditions proches de celles accordées en septembre 2007 par le Conseil Communautaire à « Sygma Laser ». Demande à laquelle la Communauté de communes a, bien évidemment, apporté une réponse favorable.
D’autant que la proposition de reprise prend en considération la valeur vénale du bâtiment estimée par le Service des Domaines à 2 200 000 €. Cette proposition tient compte des subventions et des loyers déjà perçus par la Communauté de communes, ce qui a permis, hier, à Jean-Jacques Thomas et à Jean-Raymond Legrand de signer l’acte de vente de l’immeuble pour 1 425 000 €.
AVEC LA CRÉATION DE DEUX NOUVELLES SOCIÉTÉS SUR LE PARC, JEAN-RAYMOND LEGRAND AFFICHE « UNE AMBITION FORTE ».
Hier, Jean-Raymond Legrand, PDG de la SNT, affichait une certaine sérénité à l’heure de la reprise de « Sygma Laser ». Il se dit animé d’une réelle ambition pour la société et le développement de ses activités. Avec à la clé, l’arrivée de deux nouvelles entreprises sur le Parc de la Rotonde-Florentine, et, même, la création d’emplois.
Dans quel état d’esprit êtes-vous ? :
« Je suis très heureux d’arriver sur le territoire de la Communauté de communes des Trois-Rivières. J’ai une ambition forte pour l’entreprise installée sur le Parc d’activités de la Rotonde-Florentine. Je devais malheureusement supprimer trois postes en reprenant « Sygma Laser ». Je n’en supprimerai finalement que deux. Toutefois j’espère en recréer très rapidement. C’est mon but ».
Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette aventure ? :
« J’ai eu connaissance des difficultés rencontrées par « Sygma Laser ». Dans les affaires, je sens les choses ou pas. Là, j’ai senti le potentiel important de l’entreprise et de son secteur d’activité. Je n’ai pas réfléchi longtemps. Je suis parti ! Ça me stimule encore plus de redresser cette entreprise ».

Quels vont être les moyens déployés par SNT pour développer l’activité sur le site ? :
« Nous allons mettre tous nos moyens à disposition pour redynamiser « Sygma Laser ». Dans cette tâche, je serai assisté par mon fils, Sébastien, présent à Hirson quasi-quotidiennement. Un nouveau directeur du groupe sera également nommé. Nous allons tous travailler dans le même sens avec les employés. Quant aux moyens financiers, nous ferons ce qu’il faut ! »
Vous allez également développer de nouvelles entreprises sur le Parc d’activités Rotonde Florentine ? :
« Nous allons effectivement implanter deux sociétés aux côtés de celle qui existe. Il s’agira, pour la première, d’une filiale d’une société de déménagement. La seconde verra la création d’un centre de valorisation de produits sidérurgiques ».
Quelles sont vos échéances pour ces trois chantiers, redressement de « Sygma Laser » et implantation de deux entreprises ? :
« Nous allons travailler au plus vite ! Au plus tard, tout sera en place pour la fin d’année 2009. La société de déménagement devrait s’installer d’ici un à deux mois. Quant à la création du centre de valorisation de produits sidérurgiques, nous nous fixons l’été ».

Combien d’emplois allez-vous créer ? :
« Lors de notre démarrage, nous allons certainement créer entre cinq et dix emplois. Je souhaite en créer d’autres sur ce site. Cela dépendra évidemment de l’activité. Une chose est sûre : il existe un potentiel important et intéressant en Thiérache ! »
JEAN-JACQUES THOMAS : « LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE RESTE LA PRIORITÉ DES PRIORITÉS ».
Pour Jean-Jacques Thomas, le développement économique demeure la priorité des priorités. Lors de la reprise de « Sygma Laser », le Président de la Communauté de communes l’a donc martelé en insistant sur l’indispensable condition que constitue la solidarité communautaire. Depuis plusieurs années déjà, dans un rôle à la fois d’investisseur et de catalyseur, l’Assemblée qu’il préside s’y est attelée avec une taxe professionnelle unique qui a finalement permis d’accroître les moyens, mais également d’éviter les concurrences stériles.
Du reste, depuis quelques semaines, plusieurs dossiers économiques ont trouvé leur concrétisation. En effet, « Sygma Laser » n’aurait pu se développer sans l’accompagnement immobilier communautaire. De plus, Jean-Jacques Thomas l’a souligné, « non seulement, la Communauté de communes n’a rien perdu d’un point de vue financier, mais elle permet au territoire de gagner en attractivité économique.»
De même, les activités de la société « Dutrieux » auraient été certainement délocalisées si la Communauté n’avait pas bâti en 2006, puis vendu à l’entreprise 1 000 m2 de bâtiment-relais. Aujourd’hui, l’unité logistique sera plus que triplée. Les travaux démarreront d’ailleurs dans les prochains jours. Depuis mars, les anciens bâtiments « Magra » à Saint-Michel accueillent la société « Thiérache Aisne Charpente ». Pour ce faire, la Communauté a également converti un atelier de 450 m2 en unité de production. L’ancienne usine « Franpin », acquise par la Communauté de communes fin 2008, a permis l’implantation de la SAS « Orial » qui y loue 1 500 m2 d’ateliers. Enfin, la politique foncière et d’aménagement de parcs d’activité a récemment facilité l’arrivée de l’usine « Galloo » qui ouvrira ses portes dès cet été pour y développer l’ensemble de ses activités de recyclage sur près de 20 000 m2.

Pour le Président de la Communauté de communes, « le développement économique réside justement dans la capacité à poursuivre dans cette voie et à commercialiser l’ensemble des offres dans les meilleurs délais ». Cependant, et il l’a répété hier, la double implantation de « Galloo » et « Dutrieux », conjuguée à la reprise de « Sygma Laser » par la « SNT », elle-même assortie deux nouveaux projets d’implantation sur le Parc « Rotonde-Florentine », « traduisent le bien-fondé du principe qui veut que l’essor d’une société est d’abord l’affaire du chef d’entreprise et de ses salariés et que les collectivités créent, elles, les conditions du développement économique ».
De conclure : « ces implantations et ces agrandissements témoignent également d’une stratégie volontariste et soulignent les vertus d’une solidarité au profit de l’intérêt général. Dans un contexte difficile, l’unité constitue manifestement une garantie autant que le dialogue constructif toujours privilégié avec nos partenaires. L’exemple de « Sygma Laser » puis de « SNT » est, à cet égard, positivement révélateur ».
27 avril 2009
HIRSON-VERVINS : A QUATRE JOURNÉES DE LA FIN, UN NUL QUI N'ARRANGE PERSONNE.

(Photo Didier VILLAIN)
Trois cartons jaunes, un rouge de chaque côté et, au final, un score de parité : le derby thiérachien n'a désigné aucun vainqueur et, dans la course au titre, Hirson et Vervins ont finalement chacun abandonné deux points précieux. Heureusement, chez lui, le leader Montdidier s'est (lourdement) incliné devant Balagny (1-4), prochain adversaire de l'U.S BHT, tout comme le RC Amiens à Etouy (3-0). Plus que jamais, les écarts se resserrent et l'engagement sur (l'excellente) pelouse du stade Léo Lagrange témoigne d'un suspense qui ne devrait s'achever qu'à l'ultime journée.

(Photo Didier VILLAIN)
Pourtant, Chevrier, le Vervinois, faillit le tuer dès la 5e minute par un tir aussi puissant que soudain renvoyé par le poteau. Ce sera là avec l'échappée de Brasseur durant les arrêts de jeu, les deux actions les plus dangereuses de l'U.S.V. Pour le reste, l'Entente se montre le plus souvent à son avantage, mais N'dzomo temporise dans les dix-huit mètres alors qu'il peut tenter sa chance (14e) et Pétrossi se fait contré in extremis (19e).
Le rythme est élevé et les deux formations se rendent coup pour coup. Cependant, avec un Martin souvent décisif, la défense hirsonnaise s'impose et Lacoche oblige même Harboux à se détendre (32e) avant que Degueldre n'affole le rugueux Payet (33e).

(Photo Didier VILLAIN)
Cependant la plus belle occasion est à mettre à l'actif de Simono. Le jeune attaquant attendait le centre parfait de Durieux. Malgré tout, à la réception, sa reprise de volée ne frôle que le cadre (35e). Vervins ne lâche donc rien et pour un tacle sur Pétrossi, Applaincourt est invité à regagner les vestiaires. De même, Degueldre ne laisse guère d'espace à Cyril Anciaux. La tension grimpe donc avec le nombre de coups francs sifflés.
A dix contre onze, l'U.S BHT dispose d'un atout indéniable que l'équipe ne parvient cependant pas à concrétiser, ni Landouzy malgré l'arrêt en deux temps d'Harboux (47e) ou Simono, contré dans la surface par Anciaux après un slalom prometteur (55e). Souvent cherché par ses coéquipiers, Monvoisin ne parvient pas non plus à faire la différence et pour tout arranger, pour une contestation, Martin est sorti (70e).

(Photo Didier VILLAIN)
Avec de tels espaces à dix contre dix, la partie s'apparente alors à un « attaque-défense ». Vervins cherche les coups de pieds arrêtés pour faire plier la défense et l'U.S BHT mise sur les débordements de Simono ou de N'dzomo. En vain ! Le jeu devient alors plus haché et peut basculer à tout moment. Deux corners concédés par les Vervinois n'y changent rien et dans les ultimes secondes, Bastin, invaincu depuis 448 minutes, se montre encore décisif dans les pieds de Brasseur.
Le résultat laisse donc beaucoup de regrets à Daniel Dautremay qui estime ne pas avoir retrouvé ses joueurs désormais obligés de réussir une performance dimanche à Balagny.
