31 mai 2009
TRANS'09 : DANS LE DÉFILÉ DE L'APRÈS-MIDI, LE CHAR DU COEUR.

« La cavalcade, c'est la fête d'Hirson et de ses habitants et, en la circonstance, il ne saurait y avoir des Hirsonnais à part, doublement exclus, de la vie et de la fête ». Face au char réalisé à l'occasion du défilé de cet après-midi, Jean-Jacques Thomas et Bernard Vilain, Directeur du CCAS, ont voulu rappeler l'esprit même de ce rendez-vous festif en même temps que celui des ateliers proposés aux publics en difficulté.
Rompre l'isolement des salariés sans emploi et renouer les liens sociaux : ils sont une trentaine à avoir réaliser l'an dernier 5 260 heures de travail dans les ateliers art-décoration, menuiserie, couture et expression théâtrale. Cette fois, ils ont mis à disposition leur talent et leur imagination pour construire et décorer le char dédié à la musique et animé par les « Thiéra chiennes ». Tout un programme !

Animateur de l'atelier des activités solidaires, Tony De Sanctis prête également son concours à l'opération avec à ses côtés les adhérents de l'épicerie solidaire, chargés de proposer les denrées alimentaires, les jardiniers travaillant sur les cinq parcelles et producteurs en 2008 de 1 643 kg de légumes. Sans oublier les membres des ateliers cuisine et vestiaire.
Bref, l'œuvre est collective et quarante-deux bénévoles se retrouveront cet après-midi, habillés et déguisés, spectateurs habituels devenus l'espace d'une journée les acteurs d'un des plus grands rendez-vous populaires.
ÉCOLE DES CHAMPS-ÉLYSÉES : APRÈS L'ACCIDENT DE LYSA, LA RÉCONFORTANTE CHAÎNE DE SOLIDARITÉ.

Le 22 février, un banal accident domestique manque de coûter la vie à Lysa. L'explosion d'une bouteille de produit inflammable laissée près d'une pierrade sur la table de la salle à manger où la famille s'est réunie brûle le visage et le corps de Lysa, quatre ans. Transportée dans un état grave, elle est toujours hospitalisée à Bruxelles où ces jours ne sont, heureusement, plus en danger.

De la Municipalité aux amis en passant par l'Ecole des Champs-Elysées où la petite fille est scolarisée, une chaîne de solidarité s'organise alors. Des meubles pour la famille rapidement relogée en HLM, des vêtements, de l'argent, des jouets et des dessins pour Lysa : la chaîne de solidarité s'organise.
Pour Grégory Desson et son épouse, malgré le drame, ces gestes de générosité constituent autant de réconforts pour croire en l'avenir. Aussi, lors d'une réception organisée dans les locaux de la maternelle, le couple a souhaité remercier la Municipalité, la communauté éducative des Champs-Elysées et les parents d'élèves. Avec simplicité et dignité.
SALLE COMBLE ET COUP DE CHAUD SUR L’EDEN AVEC LES BALLETS DE SIBÉRIE.

Aujourd’hui encore, Novossibirsk demeure l’un des centres culturels russes les plus dynamiques. Architecture et peinture, musique et théâtre, grands classiques et folklore, l’art y a droit de cité. Le Théâtre Académique d'Opéra et de Ballet constituent les symboles de la ville. Le premier est considéré comme le Bolchoï de la Sibérie et le second comme un ambassadeur international.
Dans les années 90, la Société Philharmonique de Novossibirsk s'est retrouvée à la tête de la vie culturelle régionale avec pas moins de treize formations, dont l'Orchestre Symphonique Académique dirigé par Arnold Kats, le Chœur de Chambre placé sous la direction par Igor Yudin et l'Orchestre de Chambre sous celle de Mikhaïl Touritch.
Avec plus de six mille oeuvres d'art, Novossibirsk s’enorgueillit également de posséder la plus grande galerie de peinture de Sibérie. Aussi la programmation à Hirson des ballets nationaux a-t-elle attiré la foule avec une salle comble et une queue sur le trottoir de la rue Charles de Gaulle.

Avec comme surnom « le Must », les Chœurs et danses de Novossibirsk étaient donc au rendez-vous face à plus de quatre cents spectateurs.
Venus tout droit de Novossibirsk, à 4 000 Km de Moscou, tout au long de la soirée, les cinquante-six danseurs, choristes et musiciens ont confirmé leur talent, leur surnom et finalement leur réputation, renforçant ainsi le mythe qui s’est créé autour du groupe.

Avec près de deux heures de spectacle, une quinzaine de tableaux et plus de trois cents costumes différents, les artistes se sont distingués par des rythmes impétueux, de la force, de l’humour et une réelle ferveur dans l’interprétation de leurs personnages. Après un triomphe dans leur tournée asiatique, ces ballets ont apporté en Thiérache une fantastique bouffée de chaleur venue du grand nord.
30 mai 2009
IMMEUBLES EN FÊTE : DES BALLONS DANS LES QUARTIERS POUR CHASSER LES NUAGES.

Faut-il organiser une fête au plan national pour se parler, se retrouver ou partager au pied de son immeuble un moment de convivialité ? Force est aujourd'hui de constater qu'avec six cent cinquante rendez-vous l'initiative « Paris d'amis » lancée en 1990 s'est étendue à tel point que la « Fête des voisins » se conjugue maintenant à l'échelle européenne.
A Hirson, si chacun est invité, il en est au moins une qui n'était pas la bienvenue : la pluie. Cependant, le mauvais temps est venu quelque peu perturber cette édition 2009 de la fête des voisins. Certes, environ cinq cents personnes ont quitté leur appartement, comme ici à Blangy, pour écouter un peu de musique, partager une part de gâteau confectionné par les bénévoles du Centre social d'animation culturelle et, bien évidemment, participer au traditionnel lâcher de ballons.

A la ZAC, les majorettes n'ont pu défiler en raison d'une averse mal venue, mais les promenades en cheval ont, elles, pu être organisées. De même, sous le podium, la musique eut raison de la météo et, sous le chapiteau, les habitants des immeubles ont partagé le chili con carné préparé par Hervé Ledieu et son équipe.
Toutefois, l'ingrédient indispensable de la soirée restait l'indispensable bonne humeur. Elle fut consommée sans modération, entre voisins.

Au Champ-Roland, pas de crainte quant aux caprices du ciel puisque les résidents avaient non seulement investi l'école maternelle afin de partager le repas et le concert, mais les nuages s'étaient judicieusement éloignés.
De ce fait, les animations ont pu être organisées et les majorettes se produire dans la cour de l'école. Symbole de l'opération « immeubles en fête », les lâchers de ballons organisés sur les trois sites hirsonnais ont sans doute réussi à crever le plafond nuageux.
Et, là comme ailleurs, les voisins ont pu se retrouver. Une initiative saluée, par exemple, par un couple de Français, récemment arrivé du Chili et ravi de rencontrer les habitants de leur immeuble dans un cadre convivial et de figurer parmi les deux cent cinquante convives invités de la Municipalité.
HÉLÈNE SÉGARA CE SOIR SALLE CARPENTIER POUR UN TOUR DE LA TERRE … COMPLET !

Invitée d'honneur de cette 13e édition des Trans'frontalières, Hélène Ségara fera étape à Hirson pour la sortie de son nouvel album, « Mon pays c'est la terre ». La chanteuse préférée des Français, normalement arrivée en Thiérache au cours de la nuit, interprétera salle Michel Carpentier ses nouveaux titres mais également les tubes qui ont fait son succès.
Après dix ans de carrière, récompensée aux victoires de la musique 2000 et disque d'or avec son album « Au nom d'une femme », Hélène Segara choisit encore de donner le meilleur d'elle-même à ses fans, tout en en révélant des facettes insoupçonnées. Un élément est d'ores et déjà assuré. Depuis plusieurs semaines déjà, l'artiste se produira à guichets fermés.
Samedi 30 mai 2009 - Salle Michel Carpentier - Hirson - 20h30 - Guichets fermés.
NOCTURNE CYCLISTE « JAMINON-LAMPSON-DEMESSENCE » : LE PELOTON EST DE RETOUR.

Fidèle cheville ouvrière du cyclisme régional, Jean-Pierre Depil ne cachait pas sa joie hier soir avec déjà 37 inscrits pour la traditionnelle nocturne cycliste dédiée à trois coureurs et dirigeants trop tôt disparus. « Contrairement à l'an dernier, ajoute le Président du « 52x11 » où nous nous étions interrogés de savoir si nous n'allions pas purement et simplement annuler la course, nous devrions avoir au départ plus d'une quarantaine de coureurs. Il faut remonter très loin pour voir une telle participation ! ».
Certes, Jean-Pierre Depil en convient « ce n'est pas encore le renouveau du cyclisme qui vaut cet engouement, mais le manque d'épreuves qui disparaissent les unes après les autres en même temps que les bénévoles qui les organisent ».

A Hirson, le petit noyau de dirigeants tient bon. Réussir à mettre sur pied une épreuve nationale comme la « Cantonale », des courses avec un public nombreux comme la Sainte Anne, de Vervins ou la nocturne d'Hirson « maintient la motivation ». Coté sportif, le spectacle est d'ores et déjà assuré avec la présence du toujours jeune Lacomblez, vainqueur l'an dernier et présent avec une équipe de Saint-quentinoise bien représentée. Pour le jeu d'équipe, il faudra compter sur Maubeuge avec cinq représentants emmenés par Taisne et Charleville avec quatre coureurs conduits par Senelle.
Le circuit hirsonnais peut également révéler des individualités comme Ferat, de l'U.V Pinon ou Mervin, de Cambrai. Certains n'ont d'ailleurs pas hésité à effectuer un long déplacement comme Dassonville, de Nogent mais surtout Freddy Proisy qui, chaque année, revient de sa Vendée d'adoption pour se donner à fond dans les rues de sa ville natale. Déjà vainqueur à deux reprises, il vise un 3e bouquet pour remporter le trophée souvenir « Jaminon - Demescence - Lampson », attribué définitivement au premier coureur qui s'imposera trois fois.
EN ATTENDANT LES FATALS PICARDS, SHAKA PONK : HIRSON ET L'EDEN RÉVÉLATRICES DE TALENTS !

Incontestablement, ce concert restera l'un des événements des Trans'09. Fidèle à sa recherche de nouveaux talents et de découvertes, la saison culturelle a donc frappé fort en termes de décibels et juste en matière d'esthétique. Du reste, une nouvelle fois, le public ne s'y est pas trompé et l'Eden affichait complet pour la venue du groupe franco-allemand Shaka Ponk.
Le concert, dont la production a réservé l'exclusivité régionale à la ville d'Hirson, relevait de la performance. Le mérite en revient à Nicolas Vilaire, du reste, heureux de cette ambiance explosive. Frah, Mandrice, Steve, Ion et CC, ont ainsi fait vibrer, sauter et danser plus de 250 spectateurs rapidement fans de cette musique envoûtante. « C'est vraiment le pied » déclarait du reste Hélène en écho à un public visiblement conquis.

A la recherche du son du futur, les cinq musiciens et leur mascotte Goz, un singe virtuel projeté en permanence sur l'écran géant, ont ainsi délivré un set de morceaux mélangeant rock, funk, électro, rap et rythmes tribaux. La pulsation a rapidement fédéré les spectateurs dans un élan de pure énergie, obligeant le groupe à un rappel de cinq titres en fin de concert.

Après avoir révélé les « BB Brunes » en 2007 lors du Picardie Mouv 2.0, les Shaka Ponk s'inscrivent dans la lignée des découvertes culturelles hirsonnaises avant le retour cet automne des « Fatals Picards ».
29 mai 2009
PROJET D'ADMINISTRATION DÉPARTEMENTALE : LA CONCERTATION, DIMENSION ESSENTIELLE DE L'ACTION DU CONSEIL GENERAL.

« Notre service public n'a de raison d'être que de satisfaire les besoins de la population axonaise. Cette réponse doit être pertinente, efficace et accessible à tous, au point de rencontres d'aspirations fondamentales telles que le progrès social ou le développement durable ». Face à des services publics démantelés au plan national, le Département constitue aujourd'hui le premier partenaire des communes et, au travers de ces agents, l'un des premiers services publics de proximité.
A l'occasion de la présentation à Hirson par Denis Harlé, Directeur général des services et l'ensemble des Directeurs généraux adjoints, du projet d'administration départementale (PAD) à l'ensemble des fonctionnaires départementaux, agents de la voirie, personnels des collèges ou travailleurs sociaux de la DIPAS, Jean-Jacques Thomas a d'ailleurs insisté sur cette disponibilité. L'intervention des agents lors de la tempête dans la nuit de mardi à mercredi ou leur implication dans la mise en œuvre du RSA « témoignent, selon lui, d'une formidable capacité d'adaptation et d'un sens aigu, du service public »

Le projet développé dans les locaux de la Maison de la Petite Enfance constitue d'ailleurs, pour Yves Daudigny, Président du Conseil général, « un outil garant d'une bonne mise en œuvre des politiques départementales, qu'il s'agisse d'organiser la solidarité pour répondre aux attentes et aux besoins, structurer le territoire en initiant ou en fédérant des projets d'aménagement, d'équipement ou de développement économique ».
Nouveau mode de gouvernance ? En tout cas, le PAD doit être considéré à la fois comme un processus et comme une volonté, « ce vers quoi il est nécessaire d'aller et comment il faut y aller ». Il requiert évidemment l'appropriation de tous les agents pour donner un sens à l'action des services. D'où l'information et le dialogue suscité sur le terrain. Dans ce domaine particulier comme dans bien d'autres, la concertation reste une dimension essentielle de l'action.
UN FILM POUR AFFIRMER LES RACINES CHEMINOTES DE NO PIOT.

Il n'existe pas de hasard. Qu'un chef de gare ait, à Hirson, créé le personnage de No Piot traduit bien l'importance d'un chemin de fer qui comme l'expliqua Jean-Jacques Thomas a « modelé autant les paysages que les consciences ». A l'occasion du second chapitre de la confrérie No Piot, Joël Bourdaud'hui a donc présenté en avant-première le film qu'il a tourné voici un an sur la cavalcade, en l'associant au passé ferroviaire de la cité.
En complément, Joël Bagaïni et Marcel Bouleau ont marqué les différentes étapes de la ville et les métamorphoses de la Grosse tête construite à l'occasion de la fête de printemps de 1928, puis celle de 52 et, enfin, de 72 due aux Francas.

Cependant, comme le souligna l'auteur du « Piot Guernouiller », le nouveau départ fut incontestablement donné en 1995 par la nouvelle Municipalité avec, ensuite, le mariage des deux géants et, à l'occasion du cinquantième anniversaire du jumelage avec la ville allemande de Schramberg, le parrainage civil de leurs trois enfants.
Reste que la musique demeure toujours indissociable des festivités et, sous la conduite de Pascal Devoudelle, l'Harmonie municipale apporta sa touche personnelle avec en ouverture du chapitre de la confrérie « A Discovery fantasy », de Jan de Haan puis « Song of Liberation », de Jacob, le frère de Jan.
Georges Gershwin, Dolly Parton, James Horner, pour l'un des titres de la bande originale de « Titanic », Andrew Lloyd Webber, pour la musique d'Evita et « Sunset boulevard » : l'éclectisme était de mise. Y compris, après celle des débuts de No Piot, la nostalgie (musicale) reprit avec un portrait rythmé de Carlos Santana.
TRIBAL JÂZE : 168 SPECTATEURS ET 3 PHÉNOMÈNES.

Elitiste pour tous : la formule est connue. Le « lundi découverte » consacré à Tribal Jâze l'a artistiquement démontré avec un concert qui rassembla 168 spectateurs et trois phénomènes, tout droit sortis de la capitale Picarde.
Construit sur le terreau de la tradition populaire, le trio avoue d'ailleurs être composé de trois « lascars qui ne s'en laissent pas conter ». Portant haut le « trash trad et roots », ce genre mêlant les styles musicaux innovant avec des instruments plus classiques, ils sortent en tout cas des sentiers battus. Au propre comme au figuré, le concert constitue un lieu de rencontres musicales, instrumentales et publiques. Accordéon diatonique, sax baryton et tambour jâze, ventilent leur son, façon puzzle.

Le jâze ? Un clin d'œil rétro à la grosse caisse tambourinante des trios populaires du début du vingtième siècle. Tribal ? entendre plutôt tri comme trois, c'est-à-dire trois musiciens qui font le bal : Cédric « le tiot » Hergault, Boris « le sécos » Nortier, Marc « le gros » Buvry.
Sitôt débarqué, ils ont fait de la scène leur terrain de jeu et de la salle leur cour de récréation. Sur le plateau, ils font semblant de se chercher. Ils se trouvent évidemment, se bousculent et ça fini, même, par « jâzer » sérieusement. Tout ça pour le seul arbitre de ces joutes : le spectateur, fou de ces mauvais garçons. Multipliant les interpellations, le groupe offre une performance généreuse et envoûtante inspirée par l'œuvre des frères Coen revisitée par les Tontons flingueurs de Michel Audiard.

Adjointe à la culture, Annick Poulet n'a d'ailleurs pu résister au charme de Cédric, le percussionniste, qui célébrait à Hirson son anniversaire de Cédric, avec, en cadeau, Transfrontalières obligent, une seconde bouteille de Chimay, évidemment consommée avec modération !
