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Fin février lorsqu’ils avaient, ensemble, posé la première pierre de la nouvelle unité industrielle du groupe franco-belge Galloo, Claude Gewerc, Jean-Pierre Balligand, Michel Boudsocq et Jean-Jacques Thomas avaient indiqué que l’entreprise devrait entrer dans ses nouveaux locaux dans le courant de l’été. Depuis la fin juillet, c’est chose faite. « Hirson recyclage » a quitté la rue de Lorraine et les clefs des bâtiments rendus en Mairie.

Sur le parc d’activité transfrontalier, face à l’usine « Valéo », les salariés travaillent donc dans des bâtiments neufs abritant les services administratifs, la maintenance mécanique, la métallerie, le stockage des différents matériaux et, à l’avenir, la dépollution des véhicules hors d’usage. « En cette période de crise et de disette économique », comme l’avait à l’époque indiqué le Président de la Communauté de communes, à l’initiative de cette opération immobilière, le nouveau site permettra à la société de traiter non plus 12 000 tonnes par an, mais 35 000.
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« Malgré la crise, précise aujourd’hui Alain Coornaert, Directeur de « Hirson recyclage », et la difficile fin d’année, nous avons retrouvé notre rythme de croisière. Le groupe traite environ 80 % de notre production. Le solde est, quant à lui, vendu pour la sidérurgie ». Implantée à Hirson depuis 2006, Galloo dispose désormais « d’espaces fonctionnels construits en fonction des besoins, avec un positionnement adapté et des aires de stockage appropriées ».

En effet, alors que rue de Lorraine, l’étroitesse de l’unique point de passage causait certaines difficultés, sur la zone de l’Epinette, l’arrivée des matières premières et, globalement, les flux de circulation s’en trouvent facilités. Par ailleurs, en centre ville, une activité industrielle génère toujours des contraintes, gommées sur un parc comme celui de Batavia.
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Jeudi, une nouvelle réunion avec Jean-Jacques Hennequart, l’architecte, a permis de mesurer les changements intervenus pour un ensemble qui aura nécessité un investissement de 2,5 millions d’euros.

Non seulement, le site rompt avec d’anciennes pratiques en matière de traitement et de stockage de la ferraille, mais en accueillant une entreprise foncièrement transfrontalière, il ancre une volonté de coopération pour laquelle la Communauté de communes s’est investie. Pour Jean-Jacques Thomas, « le soutien ainsi manifesté s’inscrit dans une logique de développement durable avec la création d’un écopôle environnemental ».
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Le développement économique (activités, entreprises) y voisinera avec la préservation de l’environnement (collecte, tri, valorisation) et la dimension sociale (recyclerie et pré-démantèlement des matériaux avec l’intervention d’ateliers protégés).
Grâce au partenariat développé avec la Région et le Département ainsi qu’avec de nouveaux investisseurs intéressés, l’implantation de l’usine Galloo s’inscrit donc dans un cadre plus large basé sur l’innovation, la coopération transfrontalière et interrégionale.