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Né à Hirson le 21 septembre 1784, Jean-Antoine Brisset est le fils d'un maître en chirurgie, sa mère fille et sœur de médecin. Cependant la disparition prématurée du père plonge la famille dans le besoin. Néanmoins, grâce à sa tante maternelle et marraine, le jeune Jean-Antoine peut poursuivre des études qui le conduisent à embrasser une carrière de praticien. Après un bref passage chez un médecin d'Aubenton, il gagne Paris pour y suivre les cours du Professeur Boyer, chirurgien en chef de la Charité et attaché au service de Napoléon 1er.

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Volontaire et courageux malgré sa maladie à la colonne vertébrale, en 1806, Brisset est reçu à la Société d'instruction médicale. Il est alors appelé au chevet de Masséna, blessé lors d'une partie de chasse. Guéri, le Maréchal s'attache aussitôt les services du jeune médecin. Rapidement nommé aide-major, il l'accompagne lors de la campagne d'Autriche et à Wagram où il est remarqué par l'Empereur. A la chute de l'Empire, il n'a que trente ans et rentre sur Paris comme médecin civil. En même temps, il entreprend des recherches et publie un traité « réflexions sur la vaccine et la variole » qui lui vaut d'entrer à l'Académie des sciences.

En 1840, Jean-Antoine Brisset renonce à exercer et décide de se consacrer à une œuvre de bienfaisance : doter Hirson, sa ville natale d'un hôpital où seront accueillis gratuitement les indigents. Son action engagée, moyennant un legs de 410 000 francs, son neveu Rousseau, également docteur en médecine, y consacrera vingt-sept années de sa vie. Décédé à Paris d'une pleurésie le 24 novembre 1856, le corps de Jean-Antoine Brisset, selon ses dernières volontés est placé dans deux cercueils de plomb et de chêne.
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Depuis, chaque année, en même temps que les tombes d'autres bienfaiteurs aux environs de la Toussaint, la sépulture du bienfaiteur de la Ville dont le buste est placé à l'intérieur de la Résidence du Centre hospitalier est nettoyée ou rénovée.