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La foule massée devant les portes de l’Eden pouvait laisser supposer que le cinéma voisin débordait encore et que l’affluence pour « Rien à déclarer » ne faiblissait pas. Même si le film de Dany Boon continue de remplir le Sonhir, le public n’était pas là pour applaudir la saga douanière, mais l’escale hirsonnaise du Festival international de clowns. Tous les deux ans, en effet, Tergnier organise l’une des dernières manifestations du genre en France.

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Né au lendemain de la seconde guerre mondiale dans la cité cheminote, ce rendez-vous se veut à la fois un hommage à Bouly et Culbuto, fondateurs du festival, tous deux originaires de Tergnier et, pendant de nombreuses années, à l’affiche des plus grands cirques français.

Les Transfrontalières avaient donc inscrit ce spectacle à leur édition et les organisateurs ne l’ont pas regretté. Le public est venu en nombre et en famille. A tel point que pour permettre à tous de prendre place sur les fauteuils, les chaises et les gradins, les artistes ne firent leur entrée que quarante-cinq minutes après l’horaire prévue. Toutefois, personne ne leur regretta.

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Avec l’auguste issue d’une des grandes familles européennes du cirque et la ballerine, les Di Lello ont magistralement (

Le duo hollandais précéda les Axonais Bouly Junior et Picolo, héritiers de la tradition au même titre que les Dominos, tous hommes et femme de l’art, artistes à part entière dans ce monde à part.

Ce renvoi à l’enfance n’explique cependant pas le succès rencontré par cette programmation qui gagne (aussi) à quitter les chapiteaux pour mettre en lumière des constructions burlesques élaborées.

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Même le rire attendu conserve sa part de liberté au travers de la relation si particulière nouée avec un spectateur, heureux, grâce à ce voyage dans le temps, de retrouver son âme d’enfant.