ST-MICHEL FESTIVAL BAROQUE 2011 artistes

En un quart de siècle, 25 ans, le festival de musique baroque de Saint-Michel a acquis non seulement ses lettres de noblesse, mais également une réputation qui dépasse les frontières régionales et nationales. Les plus grands artistes du genre s’y produisent. Avant Martin Gester, vendredi 1er juillet, Jordi Savall est revenu dans son jardin (acoustique) en compagnie de Montserrat Figueras, Dimitri Psonis et Andrew Lawrence- King.

ST-MICHEL FESTIVAL BAROQUE 2011 SAVAL FIGUERASIl y fut, évidemment, question d’amour, d’Espagne et de Méditerranée. Des chants de l’exil aux romances de la nuit, des danses aux berceuses, les déclinaisons du sentiment amoureux. De l’Espagne à l’Afrique, de la Grèce à l’Amérique latine, dans une église qui affichait complet, ont résonné les mélodies immémoriales du chant passionné des époux, des amants ou des mères. La magique et troublante voix de Montserrat Figueras, sertie dans l’écrin instrumental intemporel voulu par Jordi Savall, a ainsi  traduit la force expressive de ces musiques éternelles.

Toujours retransmis depuis son origine par Radio France, partenaire aussi fidèle que le Conseil général, le festival accueille aujourd’hui encore trois concerts. A 11h30, avec  « Musica Favola », Stephan Van Dyck, ténor, dirigera également, Caroline Weynants, soprano, Ryo Terakado et Michiyo Kondo au violon, Kaori Uemera, viole de gambe et Ben Van Nespen, à l’orgue, pour une rare mise en situation historique, un an avant la mort de Louis XIV.

ST-MICHEL FESTIVAL BAROQUE 2011 public

A 14h30, François Guerrier sera au clavecin, pour de Louis Couperin à son neveu François et de Geoffroy à Rameau, faire revivre les plus belles œuvres de cet instrument. Enfin, à 16h30, Saint-Michel vivra un autre grand moment avec « Les arts florissants ». Sous la direction de Paul Agnew, Elodie Fonnard et Rachel Redmond, dessus, Anna Reinhold, bas-dessus, Francisco Fernandez et Reinoud Van Mechelen, haute-contre et Callum Thorpe, basse, donnera tout leur mesure dans l’univers de Lully. Toutes les facettes d’un art au service du souverain qui danse pour la dernière fois en représentation dans les Amants magnifiques, les plaisirs de l’ile enchantée.