ECCHYMOSE EDEN 2012 Ouvre boîte groupe danseuses

« Merci à la Municipalité d’Hirson. Grâce à elle, nous nous sentons, ici, chez nous ». Vendredi soir, lors de la traditionnelle réception des artistes à l’issue du spectacle qu’elle venait de donner avec plus d’une centaine de ses danseuses, Laurence Pérat a tenu à remercier ses hôtes. Installée salle de la Tannerie, son école de danse grandit, s’étend et, comme ses créations, touche des enfants de quatre ans jusqu’à des retraitées, elles aussi présentes sur la scène de l’Eden. Si « Ecchymose » laisse des traces, ses coups sont avant tout de cœur !

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Après avoir fait confiance et mis en scène de jeunes danseurs, les sortant des boîtes de la résignation et du conformisme, cette fois la chorégraphe a réuni toutes les générations. « Certes, explique l’une des danseuses venant de dépasser la cinquantaine, notre corps n’a pas plus la souplesse d’antan, mais Laurence lui permet de s’exprimer, de ressentir des émotions et de les partager ».

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Ce dialogue, les danseuses l’ont également partagé entre elles et avec un public venu en nombre. Chaque fois, l’Eden affichait complet avec plus de quatre cents spectateurs invités à apprécier le brassage d’idées provoqué par la liberté ou les idées jaillissant de partout, y compris de dessous la scène. Pour sa seconde création, Laurence Pérat n’a pas renoncé à ouvrir les boîtes qui l’inspirent. A commencer par le cerveau qu’elle espère débarrasser de tous les préjugés. Deux jours durant, l’Eden a donc servi de cadre à un brassage intergénérationnel souligné par une bande son elle aussi capable de réunir « Two fingers » et Vivaldi.

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Laurence Pérat aime citer Pour Pierre Daninos pour qui « le cerveau, comme le parachute doit être ouvert pour fonctionner». En ces temps d’espoirs, la chorégraphe a su délivrer à chacun un ouvre- boîte… crânienne pour également libérer le bonheur de danser autant que de penser en liberté. Dès le mois prochain, elle reprendra, en effet, la route pour présenter une nouvelle création avec la Maison des enfants, de Trélon, et au cœur du Centre pénitentiaire de Maubeuge.