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« Après les victoires de la Présidentielle et des législatives, face aux difficultés socio-économiques du pays et à la crise européenne, les Français ne comprendraient pas que nous apparaissions divisés lors de notre congrès de Toulouse des 26, 27 et 28 octobre ». Synthétique, l’argument avancé tant par Jean-Marc Ayrault que par Martine Aubry lors du Conseil national de mercredi résume la position partagée par une large majorité de responsables socialistes. Si, avant la rentrée du 12 septembre, le temps n’est qu’aux contributions – les premiers textes d’orientations – chacun a compris que l’heure est (déjà) au rassemblement.

PS CONSEIL NATIONAL 18 JUILLET 2012 JM AYRAULT

Avec Vincent Peillon et son courant « Espoir à Gauche », Jean-Jacques Thomas avait plaidé le matin pour signer la motion présentée par le Premier ministre et Première secrétaire. A la tribune de  la salle Victor-Hugo à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault l’a répété, l’unité n’empêchera nullement la discussion. « Le PS n'est pas un parti godillot, réaffirma-t-il, comme je l'ai lu quelque part. Nous sommes un parti de débat, mais sur l'essentiel, où sont nos différences et nos divergences ? ». Au moment où il convient de « redresser le pays dans la justice (…) après deux campagnes électorales exemplaires », l’ancien Maire de Nantes en a appelé « au sens des responsabilités (…) pour garder la cohérence et réussir le changement dans la durée ».

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« Dépasser les différences artificielles pour aller à l’essentiel » : pour lui, la feuille de route est claire. « Le PS doit être utile pour réussir le redressement du pays  et engager des réformes en profondeur ». Un discours repris juste après par Martine Aubry qui souhaita que le Parti devienne un parti de gouvernement. « Je ne souhaite pas, dit-elle, que le quinquennat de François Hollande ne soit pas qu’une parenthèse historique ».

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En interne, la Première Secrétaire a, cependant, souligné qu’avant le dépôt d’une ou plusieurs motions, les questions de l'Europe et la rénovation du Parti, avec le non-cumul et la parité seraient abordées et donneraient lieu à des discussions. En clair, débattre, d’accord, mais pas question de donner ne serait-ce que l’impression de se battre !