OBSEQUES BERNARD NOE 2013 église

« On n'est jamais vraiment seul que devant la mort. Oui devant la mort, on est vraiment seul ». Lundi soir en l'église d'Aubenton, en citant cette phrase de François Mitterrand prononcée à la fin du Conseil des Ministres de mars 1993, Jean-Jacques Thomas s'est justement interrogé de savoir si Bernard Noé, auquel il rendait hommage, avait senti le poids de la solitude. « De la solitude, mais pas de l'abandon » a-t-il cependant précisé devant la famille du Maire et conseiller général d'Aubenton et les élus présents en nombre, « même si, dit-il, la solitude est, parfois, aussi douloureuse que la maladie ».

« Tu as, ajouta-t-il en s’adressant à son collègue défunt, traversé ce demi-siècle avec la discrétion des hommes qui n'entendent pas se faire une place au soleil, mais simplement accomplir leur travail. L'impulsivité et la colère te semblaient étrangères. Comme toute forme d'agitation. Tu n'étais pas ce qu'on appelle un homme de pouvoir. Attaché à la Thiérache, tu aspirais, simplement, pouvoir faire. Ce qui pouvait apparaître comme de la timidité n'était que de l'humilité ».

En présence de Denise Charlier, Frédéric Meura, Prince Maillard et Jean-Louis Bricout, Jean-Jacques Thomas salua donc « l'enfant d'Aubenton, l'élu que la maladie et les circonstances ont tenu éloigné de sa paroisse et de sa commune ». « Paraître, conclut-il, t'importait peu. Tu as été Bernard Noé et tu resteras l'élu d'Aubenton, du Canton, du Pays des Trois-Rivières et du Département de l'Aisne ».