14-18 prisonniers de guerre baraquements Hirson

Quasiment débutée avec le siècle, cette guerre fut la plus meurtrière. Chez les militaires, bien sûr, mais également dans les populations civiles et parmi les déportés à l’instar de ces prisonniers russes et roumains. Comme d’autres, ailleurs, une guerre plus tard, « nus et maigres et tremblants dans ces wagons plombés », ces « brassards rouges » furent déportés par centaines en Thiérache pour y mourir de faim, de froid, de maladie ou sous les coups de leurs tortionnaires.

Ils sont 688 dans la terre d’Effry, 245 Russes et 275 Roumains à Hirson. De même, au Fort Dubois furent enfermés d’autres prisonniers adressés par la Kommandantur. Envahie dès le 28 août, la ville a subi quatre ans d’occupation. Un camp de travail y rassemblait prisonniers de guerre et otages civils. Leurs conditions de vie étaient désastreuses. Sans doute, les nombreux décès durant cette période expliquent-ils la transformation du collège en hôpital.

Sur cette photographie adressée à Jean-Jacques Thomas par Liliane Camus, aujourd’hui domiciliée à Quiberon, fille d’Eugène Camus et nièce de Mme Guingerlot, infirmière à l’hôpital, nombreux sont les civils sagement rangés devant les baraquements. Quelques militaires y apparaissent. D’autres portent des brassards.