14-18 OTAGES REGION D'HIRSON 1914

La guerre 14-18 fut terrible. Sur les champs de bataille évidemment, mais également dans les zones occupées où dès août 1914, à la stupeur de voir tomber Charleroi puis, le 7 septembre, les six forts de Maubeuge où l’Etat-major espérait tendre un piège à l’armée prussienne, succède la peur face aux premiers Uhlans puis la terreur du quotidien.

La terreur oubliée dans les villes et les villages rasés. La terreur entretenue par les représailles aveugles, les vols de bétail fatals à la Maroillaise, cette race régionale laitière, les réquisitions de tous les métaux, des bêches du jardin aux cloches des églises, la faim, les corvées et les hommes pris en otages.

Domiciliée à Quiberon, Liliane Camus vient d’adresser à Jean-Jacques Thomas la photographie des otages de la région d’Hirson regroupés le 2 octobre 1914 sur laquelle figure son père Eugène, (debout, marqué d'une croix) frère de l’infirmière Mme Guingerlot, attachée à l’hôpital d’Hirson.