ESPACE LABOURET INAUGURATION 2013 dévoilage plaque

Sitôt la plaque inaugurale dévoilée par Alain Reuter, Odile Bureau, Ginette Day et Jean-Jacques Thomas, le nombreux public présent au Musée a non seulement découvert l’éclat des couleurs et de la composition des vitraux de Roscelin, mais également la diversité et la richesse de 2 500 dessins et esquisses d’Auguste Labourent. Cependant plutôt que d’enfermer la cinquantaine de carnets de l’artiste dans des vitrines cadenassées, la Municipalité d'Hirson a souhaité leur rendre une liberté qu’aurait sans doute appréciée l'auteur.

ESPACE LABOURET INAUGURATION 2013 JJT intervention dessin

« Comment Auguste Labouret, s’interrogea d’ailleurs Jean-Jacques Thomas, aurait-il pu imaginer, presque cinquante années après sa disparition, que des élèves hirsonnais apprécieraient ses esquisses sur un mur d’images numériques ? Comment aurait-il pu imaginer que l’on découvrirait sa vie et son œuvre à partir d’un quizz informatisé ? Ou bien encore, que l’on admirerait les nuances de couleurs des vitraux de l’église de Roscanvel mis en lumière dans sa demeure familiale hirsonnaise ? ».

Ces questions du Maire soulignent combien la vie et le temps sont faits de contrastes, d’évolutions technologiques et de rencontres opportunes. Elles rappellent surtout que l’œuvre d’un artiste a vocation à traverser l’espace et le temps, que son caractère universel contribue à rassembler les Hommes.

ESPACE LABOURET INAUGURATION 2013 intervention Ginette Day

Après la présentation dévolue à Ginette Day, Jean-Jacques Thomas souligna combien, par sa conception résolument moderne, ce nouvel espace Labouret « se veut non seulement un trait d’union entre les générations, mais également entre les espaces, qu’ils soient géographiques, culturels ou artistiques ». Il répond également à la volonté municipale « d’inscrire le patrimoine de la ville dans la modernité, non seulement pour garantir sa pérennité, mais aussi pour favoriser l’éducation et, surtout, faciliter l’accès à la culture ». D’ajouter : « Ici, la modernité ne constitue pas une rupture. Au contraire, l’Espace Labouret se veut, en effet, plus symbiose que métamorphose ».