14-18 CENTENAIRE 2014 CONFERENCE ALAIN BRUNET pupitre salle dos

Avant d’être une terre de paix, la Thiérache fut (longtemps) ravagée par les guerres autant qu’elle fut marquée par les invasions. Aujourd’hui encore, les églises fortifiées ou les blockhaus de la forêt de Saint-Michel témoignent de ces périodes troublées. Aussi, comme l’expliqua Alain Brunet, lors de la conférence qu’il donna sur « Hirson sous l’occupation », en 1914, les Hirsonnais n’ont pas oublié les soldats de 1870 rentrant défaits après le désastre de Sedan. La construction du Fort Dubois avec ses 1 100 hommes et le développement de la gare visent évidemment à protéger la frontière.

14-18 CENTENAIRE 2014 CONFERENCE ALAIN BRUNET micro

Cependant, sitôt la guerre déclarée et le front belge enfoncé, le départ des soldats français pour Guise laisse Hirson un peu plus abandonnée puis livrée à l’occupant durant 51 mois.

A partir des 150 feuilles noircies par Albert Letoret, Alain Brunet a donc pu révéler le quotidien des Hirsonnais limités à 500 gramme de pain et confrontés aux problèmes constants du ravitaillement.

Les trente bœufs livrés chaque jour, les corvées obligatoires, les travaux forcés : au jour le jour, précise Alain Brunet «  des milliers d’Allemands vont occuper et vivre sur la ville ». Durant cette période où même le Centre hospitalier Brisset est réservé aux occupants, la mortalité, notamment, infantile est énorme. La ville ne compte plus, en effet, qu’un seul médecin, le docteur Gillot.

14-18 CENTENAIRE 2014 CONFERENCE ALAIN BRUNET question Jacques RaguetLoin des grandes dates et des grandes batailles, l’éclairage porté salle Didier Lockwood par le Président de la société archéologique a finalement rapproché les petits-enfants et arrière petits-enfants de leurs aïeux. Un juste retour pour cette génération de sacrifiés au front, mais également dans les villes et villages occupés.