ENTENTE INTERDEPARTEMENTALE LUTTE CONTRE LES INONDATIONS octobre 2014 Cuvelier Martin JJT

Les prochains mois vont sans doute bouleverser le cadre de la lutte contre les inondations. Si la politique de gestion du risque doit être conduite au plus près des spécificités locales, les interventions s’inscrivent dans un nouveau cadre législatif national. Plus précisément, méconnue la loi du 27 janvier 2014 modifie les compétences désormais attribuées aux communes avant d’être aussitôt transférées aux intercommunalités. Cette future gestion des milieux aquatiques et de préventions des inondations (GEMAPI) entrera en vigueur le 1er janvier 2016.

ENTENTE INTERDEPARTEMENTALE LUTTE CONTRE LES INONDATIONS octobre 2014 JJT debout

« La véritable question est maintenant de connaître le périmètre pertinent d’intervention et les moyens susceptibles d’être affectés à cette politique » : mardi, à Laon, lors de la session de l’Entente interdépartementale de lutte contre les inondations, Jean-Jacques Thomas est donc intervenu pour réclamer une solidarité amont – aval « sur un bassin capable de mener des politiques efficaces » et, pour lui, cette efficacité implique la participation des Conseils généraux et régionaux, de l’Entente et de l’Agence de l’Eau . « Faute de quoi, expliqua Jean-Jacques Thomas, seuls les contribuables seront appelés à financer des investissements appelés à profiter au plus grand nombre. Les établissements riches se protégeront pendant que les autres subiront. D’où la nécessité pour les communautés de se regrouper dans des établissements publics territoriaux de bassin et à imaginer ce que sera la nouvelle Entente ». 

ENTENTE INTERDEPARTEMENTALE LUTTE CONTRE LES INONDATIONS octobre 2014 hémicycle

« Peut-on accepter, ajouta-t-il, que la prévention des inondations se conjugue sur une communauté de communes ou même sur un syndicat de rivières avec pour  moyens de nouveaux impôts et des investissements contraints de se passer des contributions départementales actuellement évaluées chaque année entre 600 000 € et 800 000 € ? ». « J’invite donc, conclut donc Jean-Jacques Thomas, les intercommunalités à adhérer à une Entente interdépartementale reconfigurée, seule capable de mobiliser des moyens efficaces pour lutter contre les inondations ».