UNIVERSITE ETE PS 2015 MANUEL VALLS sourire

« La Droite s’extrémise et l’Extrême-Droite se banalise de manière à lancer une OPA sur l’électorat des Républicains ». Parfaitement en phase avec Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis dénonça à La Rochelle « le bloc réactionnaire » face auquel « la Gauche doit être le rempart de la République ». Pour autant, être sur la défensive ne suffit pas. Le Premier Secrétaire appelle donc de ses vœux une alliance populaire à créer avec le PS. Une proposition d’autant plus légitime que, pressée de revenir au pouvoir, incohérente, la Droite « perd, selon Manuel Valls, ses repères en courant après le Front National ». A un peu plus de trois mois des élections régionales, il en a, donc, appelé à la responsabilité de la Gauche. 

UNIVERSITE ETE PS 2015 JJT applaudissements

Même si le rendez-vous électoral de décembre occupa les pensées de l’Université, Manuel Valls est revenu sur son bilan et celui de François Hollande qu’il a longuement fait applaudir pour mieux réaffirmer la nécessité de poursuivre les réformes. Pas du temps de travail – le débat sur les 35 heures est clos – mais pour « clarifier les droits de ceux qui travaillent et permettent à ceux qui n’en n’ont pas d’y accéder ». D’ajouter, « On peut lever les contraintes tout en protégeant. C'est la Gauche (…) Les hésitations ne mènent nulle part. Nous devons être forts parce que nous gouvernons. Nous devons incarner la responsabilité et la stabilité ». Pour preuve, ajouta-t-il, « la croissance est là. Les premiers résultats sont là. S’ils sont insuffisants pour combattre la précarité, ils sont suffisants pour raviver l'espoir et pour réussir ».


UNIVERSITE ETE PS 2015 Jean-Christophe CAMBADELIS pupitre

Autre exemple choisi pour donner corps à ses propos, l'afflux en Europe des migrants. « Notre devoir est, souligna-t-il, de trouver des réponses durables, fondées sur l’humanité, un droit d’asile européen unifié, le renforcement des politiques de retour en distinguant les réfugiés, des demandeurs d'asile et des migrants irréguliers ». Très clairement, Manuel Valls n’entend donc pas abandonner le terrain des réformes à une Droite dure, ne voulant pas, non plus, s’engluer dans les sables mouvants de la défiance. Il invita donc les Socialistes à être « fiers de cette gauche qui réforme ».