SAINT-MICHEL 11 NOVEMBRE 2015 intervention Jean-Jacques Thomas

Le 11 novembre 1915, voici un siècle, la France, l’Europe et une partie du monde sont engagées depuis près de quinze mois dans ce qui allait devenir la Première guerre mondiale. Les combats s’intensifient dans les territoires de Champagne, d’Artois, dans les Vosges, mais également sur le front d’Orient. L’année 1915 sera d’ailleurs la plus meurtrière de tout le conflit. A Saint-Michel, Adjoint au Maire, Louis Divry est revenu sur l’ensemble des combats meurtriers. Verdun, bien sûr, où sont tombés des combattants français venus de métropole, d’Outre-mer et des anciennes colonies. Le chiffre des pertes françaises et allemandes s’élève à 700 000. Dans la Somme, elles atteignent le million. Des Africains du Sud, des Australiens, des Britanniques, des Canadiens, des Irlandais et des Néo-Zélandais se battent aux côtés des Français.

SAINT-MICHEL 11 NOVEMBRE 2015 autorités monument

De son côté, devant le monument, Jean-Jacques Thomas souligna combien l’horreur s’installe au quotidien sur une ligne qui va de la mer du Nord à la Suisse. Les stratégies imaginées, les nouvelles technologies  utilisées ne viennent même pas à bout des fortifications de terre. Elles multiplient cependant les pertes humaines. En zone occupée, à l’arrière, à Hirson, comme en Thiérache, les décès succèdent aux décès. Ceux des soldats, mais également des habitants, vaincus par la maladie, la faim ou l’occupant. Le Président de la Communauté de commune invita donc les jeunes générations à la vigilance car, dit-il, en parlant de la montée des nationalismes « la bête immonde n’est pas morte. Comme la mort, comme la haine, elle guette toujours ».