BIENVENUE A MARLY-GOMONT 2016 famille parapluies

Il a des accents (de sincérité) de « Bienvenue chez les Ch’tis », ce « Bienvenue à Marly-Gomont ». Pas de pastiche, non, mais de l’empathie et de l’émotion face à des scènes d’un racisme ordinaire, « de la peur de l’autre » aime à dire le réalisateur Julien Rambaldi, « du choc des cultures » ajoute Kamini qui différencie les insultes de la cour de recréation à celles de la rue. Dur, dur, cependant, en 1975, d’être black chez certains blancs. A l’image du boulanger étranger de Fernand Renaud à qui, à l’époque, ses concitoyens reprochaient (déjà) de venir manger le pain des Français. Certes, tout finit pour le mieux dans le bocage thiérachien. Mais, dans le film, il s’en faut de peu que Seyolo Zantoko, médecin fraîchement diplômé, originaire de Kinshasa, n’abandonne la Thiérache. Certes, c’était il y a plus que quarante ans, mais les choses sont-elles si différentes aujourd’hui.

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La peur de l’autre existe toujours. Quel qu’il soit, d’où qu’il vienne. L’accueil de six Afghans a suscité une manifestation dans les rues d’Hirson. Qui gênent-ils ? Syrien, arrivé à Hirson après avoir fui son pays en guerre, le Docteur Youssef n’a pas dit autre chose, lui l’étranger venu, également, soigner les Thiérachiens. « Bienvenue à Marly-Gomont » tend un joli miroir. L’image l’est parfois moins. Cependant, lorsque la confiance thiérachienne est acquise, elle l’est pour longtemps. De quoi finalement espérer dans l’avenir. « Ça fait du bien » a même ajouté un spectateur en avouant avoir « brais » au moment des obsèques.