OPERATION SENTINELLE HIRSON 2016 Nicolas Basselier

Ils sont arrivés jeudi soir. Originaires du camp de Mourmelon, ils sont une trentaine de militaires à avoir pris position à Macquenoise dans le cadre de l’opération « Sentinelle » déployée par le Président de la République au lendemain des attentats de Nice. Pour la première fois depuis janvier 2015, au lendemain des des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher puis de la tuerie du Bataclan, des soldats sont déployés sur Hirson afin d’y assurer la sécurité des points sensibles du territoire.

OPERATION SENTINELLE HIRSON 2016 contrôle voiture

Armés, ces hommes sont formés pour lutter contre la menace terroriste. Certains ont même, abandonné leur permission pour répondre à l’appel. Comme l’expliqua, hier après-midi, Nicolas Basselier, l’état d’urgence et la lutte contre le terrorisme, amènent le Gouvernement à renforcer le dispositif de surveillance en associant les Gendarmes axonais à l’armée. Au plan national, plus de 10 000 hommes et femmes sont concentrés sur deux missions principales : le contrôle des flux aux frontières, dans les gares et les aéroports, et la sécurisation des grands rassemblements estivaux. 

OPERATION SENTINELLE HIRSON 2016 contrôles Macquenoise

Dans ce cadre, depuis avant-hier, une section de trente militaires renforce donc l’action de la gendarmerie départementale, notamment au niveau de la zone frontalière. Cependant, le détachement ne limitera pas son action au seul poste de Macquenoise. Il assurera notamment des « patrouilles dynamiques » sur Hirson et l’ensemble du secteur.