PS SÉMINAIRE RENTRÉE PARIS 2016 JJT tribune

Moins estival que l’Université de La Rochelle mais beaucoup plus condensé et studieux, le séminaire de rentrée des Socialistes fut l’occasion, ce week-end, de plancher sur le bilan de François Hollande, de la baisse du chômage à la réduction des déficits dont celui de la Sécurité sociale, diminué de moitié, en passant par la reprise de la croissance, la remise sur les rails de l’Europe, l’action internationale pour la sécurité, la lutte contre le terrorisme, la création de 10 000 postes de policiers et de gendarmes alors que Nicolas Sarkozy en avait supprimé 12 000, la priorité redonnée à l’éducation avec 60 000 nouveaux postes d’enseignants là où le précédent gouvernement avait détruit 80 000, la retraite à 60 ans pour les carrières longues, les emplois d’avenir, la garantie jeunes, la mutuelle pour chacun, la prime d’activité pour les travailleurs modestes. La liste n’est pas exhaustive.

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« Sans doute serait-il curieux de ne pas revendiquer ces résultats, s’interrogèrent les responsables socialistes, d’autant que ce bilan est aussi le nôtre et qu’il s’agit d’un bilan partagé avec l’ensemble des ministres passés et actuels ». « La bataille sur le bilan, affirma Jean-Christophe Cambadélis devant les cadres du PS, ce n’est pas de la gloriole, c’est de l’espoir pour les Français ». Même si, avec l’héritage de 2012, le temps du redressement a, incontestablement, duré plus longtemps, celui de la redistribution est venu.

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Sur ce thème, à la tribune de la Maison de la chimie, Jean-Jacques Thomas est intervenu pour souligner la contribution des collectivités au redressement du pays. « Depuis deux ans, dit-il, cet effort s’est traduit par une nette diminution de la Dotation Globale de Fonctionnement avec pour conséquences, à terme, le risque d’une augmentation des impôts ou d’une baisse d’un investissement qui contribue pourtant à la croissance ». Pour Jean-Jacques Thomas, « il faut redonner les moyens aux collectivités d’investir, de contribuer, elles aussi, à la reprise qui s’amorce ». D’ajouter : « La diminution de moitié de la nouvelle baisse annoncée de la DGF ne suffit pas. Les budgets 2017 et les projets en faveur de plusieurs millions de nos concitoyens en dépendent ».