SABHIR INSTANCE DE COORDINATION 2016 Nicolas Divry Jean-Jacques Thomas

Dans les locaux municipaux de la rue de Guise, Jean-Jacques Thomas a tenu à le rappeler, « envers et, souvent, contre tous, la volonté municipale de préserver ce maillon essentiel de la chaîne de l’élevage thiérachien a prévalu et, malgré les difficultés, l’abattoir hirsonnais  remplit sa mission avec, sur l’exercice, 611 tonnes de viande abattue ». Alors que le résultat annuel n’était que de 535 tonnes en 2012, 505 l’année suivante, 466 en 2014 et 487 l’an dernier, l’instance de coordination réunie lundi matin a mesuré une nette reprise qui n’est pas liée à la fermeture, en mars, de l’abattoir laonnois.

SABHIR INSTANCE DE COORDINATION 2016 Nicolas Divry

« Seuls deux éleveurs de Moÿ de l’Aisne et Etreillers nous ont rejoints. Nous préférons, en effet, répondre aux besoins des éleveurs de la Grande Thiérache » explique Nicolas Divry, le gérant de la Sabhir, attributaire de la délégation de service public accordée par la Municipalité. « Notre implantation régionale porte aujourd’hui ses fruits et la qualité constitue une marque, ajoute-t-il en référence au producteur de porc de Lavaqueresse, l’un de ses clients dont la viande de qualité est achetée au-dessus du cours national. De même, est ainsi valorisé un circuit court qui, par l’abattoir, passe de l’étable à la table.

 

SABHIR INSTANCE DE COORDINATION 2016 visite découpage

Cette évolution positive du tonnage se traduit également dans les finances de l’abattoir. En 2015, l’excédent était de 7 847 €. Il sera, cette année, de 19 817 €. « De quoi, expliqua Jean-Jacques Thomas, engager les travaux programmés en 2017 et qui viennent s’ajouter au 118 000 € investis entre 2012 et 2015, subventionnés à 80 % par l’Etat et le Conseil régional de Picardie ».