PRIMAIRES GAUCHE DÉBAT 2 présentation candidats

«  C’était incontestablement plus vivant et profond que le précédent », plutôt satisfait du fond autant que de la forme, au terme de ce second débat des Primaires, à chaud, Vincent Peillon est venu livrer ses premières impressions à Jean-Jacques Thomas présent parmi ses invités. Un avis, du reste, partagé par nombre des candidats et même par Ruth Elkrief, elle-même. Organisé Studio Gabriel, à une rue de l’Elysée, et diffusé sur « BFMTV », « iTELE » et « RMC », cette confrontation était moins corsetée que la première où les postulants n’avaient guère pu ou voulu fendre l’armure. Cette fois, au terme de deux heures trois quarts d’échanges, ils sont sortis de leur couloir respectif, affirmant leurs différences, interpelant, notamment, Manuel Valls.

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Vincent Peillon fut d’ailleurs le premier à parler d’un « désaccord profond » avec l’ancien Premier ministre sur l’accueil de 5 000 réfugiés alors que la France s’était engagée à en recevoir six fois plus, soulignant, également, la générosité des Français plus importante, à ses yeux, que celle de ses dirigeants. Plus incisif sur les dossiers de l’Education, de la laïcité qui devrait être enseignée et de l’Europe avec laquelle il entend passer un « New Deal » en échange « d’une politique sérieuse », l’ancien Ministre de l’Education s’est également démarqué de Manuel Valls, estimant qu’un « Président de Gauche, c’est d’abord un président capable de rassembler la Gauche et d’abord ses propres amis ».

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D’ajouter « Entre ceux qui ont théorisé deux Gauches irréconciliables et ceux qui ont cassé des portes et brisé des fenêtres en étant restés plus longtemps que moi au gouvernement, il va falloir rassembler ». Une adresse directe pour la première à Manuel Valls, pour la seconde à Benoît Hamon et à Arnaud Montebourg, lequel s’adressa, lui aussi au Premier Ministre, regrettant un pouvoir « trop faible avec les puissants et parfois trop dur avec les faibles ».