JJT PS CONSEIL NATIONAL

N’en déplaise à ses détracteurs, le PS n’est pas mort. Pas de dépouille électorale dont rêvent de se repaître ses adversaires. Mieux, la victoire de Benoît Hamon reste d’abord celle des idées et le mérite lui en revient. Chacun peut se forger sa propre opinion sur la validité de son projet. Une certitude, il existe et c’est bien là l’essentiel. Une large majorité d’électeurs se sont ainsi déterminés sur un programme et non sur une personnalité.

Personne ne pourra, non plus, lui opposer l’absence de marqueurs socialistes. Gauche de réaction ou d’action, utopiste ou de gouvernement, Benoît Hamon incarne une gauche décomplexée, dans laquelle un Socialiste peut se retrouver. Si l’on peut regretter que les confrontations n’aient pas eu lieu plus tôt au sein même du parti afin, le moment venu, de favoriser la synthèse, la Primaire aida au débat et près de deux millions d’électeurs l’ont tranché. Sans ambiguïté avec un coup de barre à gauche de manière à repositionner le PS au cœur d’un jeu politique dont il était sinon exclu, du moins marginalisé, si l’on en juge par l’impossibilité du Président de la République de pouvoir défendre son bilan.

Mieux qu’un sondage toujours sujet à caution, la Primaire ne fait pas de Benoît Hamon un Président, mais déjà un candidat légitime. Et si la Belle alliance, dont beaucoup ont raillé le titre, servait à placer chacun devant ses responsabilités ? Electeurs et  candidats.

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