PRESIDENTIELLES 2017 BENOÎT HAMON SAINT LAURENT BLANGY BH debout

« Je ne peux me résoudre à un second tour entre Marine Le Pen et François Fillon. Au regard de l’Histoire, la Gauche ne peut être absente. Je porterai l’unité comme un talisman. Jusqu’au bout, je serai le travailleur infatigable, l’artisan du rassemblement de la Gauche ».  « Unité, unité » répondit la salle à l’engagement de Benoît Hamon. En préambule à son meeting, hier soir, à Saint Laurent-Blangy, près d’Arras, elle avait déjà accueilli avec enthousiasme l’accord scellé, en direct sur « France 2 », par Yannick Jadot, de « Europe Écologie les Verts ». 

PRESIDENTIELLES 2017 BENOÎT HAMON SAINT LAURENT BLANGY JJT salle

De ce fait, la transition énergétique occupa une place importante dans le discours du candidat d’une « Belle Alliance Populaire » qui tend à s’élargir. Cependant, Benoît Hamon a tenu de faire de la question sociale une question centrale. Elle incarne à ses yeux le futur désirable en opposition au futur sinistre, à « l’Ubérisation de la société qui condamne un chauffeur à gagner 600 € pour 40 heures de conduite » face à un revenu universel d’existence qui, dans un premier temps, permettra à chaque allocataire du RSA de passer, automatiquement, de 535 € à 600 € avant d’être étendu, en 2018, aux jeunes de 18 à 25 ans. La question de la jeunesse est également centrale.

PRESIDENTIELLES 2017 BENOÎT HAMON SAINT LAURENT BLANGY BH salut

A l’occasion de son déplacement dans le Pas-de-Calais, Benoît Hamon détailla plusieurs mesures de son programme dont la fin de la baisse des dotations aux collectivités avant d’en appeler à « la Gauche de l’héritage et des promesses ». « Ne croyez surtout pas, expliqua-t-il en référence au FN, que l’élection présidentielle n’est qu’affaire de premier tour et que le second est déjà réglé ». L’élimination de Marine Le Pen n’est pas assurée et il invita donc les Français à « ne pas commettre la même erreur que les Américains ».C’est dès le 23 avril qu’il invita les électeurs « à éteindre le FN dans les urnes et les têtes ». D’ajouter : « Si on lui donne le pouvoir démocratiquement, êtes-vous sûr qu’il vous le rendra ? ».