ORCHESTRE PICARDIE 2017 ALEXEÏ OGRINTCHOUK hautbois

« C’est l’un des nôtres » confiait, admiratif, l’un des musiciens, et non des moindres, de l’Orchestre de Picardie en parlant d’Alexeï Ogrintchouk. D’ajouter : « Ce n’est pas l’un de ces chef professoral ». Du reste, dans la concerto de do majeur de Mozart, l’invité de la soirée dirigea l’ensemble régional des Hauts de France tout en jouant sa partition dans ce qui reste l’un des joyaux pour hautbois ciselé en 1777.

ORCHESTRE PICARDIE 2017 ALEXEÏ OGRINTCHOUK baguette

Une pièce, du reste, découverte en 1920 alors que le répertoire n’en connaissait que sa transcription pour flûte. Arrivé en France à l’âge de seize ans, sans parler le français, le jeune chef n’eut pas besoin d’expliquer pourquoi il dirige à Amsterdam l’un des quatre meilleurs orchestres d’Europe et enseigne le hautbois à la Haute école de musique, de Genève.

ORCHESTRE PICARDIE 2017 ALEXEÏ OGRINTCHOUK ODP

« Nous formons une équipe » expliqua Alexeï Ogrintchouk en remerciant ses musiciens pour leur engagement à ses côtés avant le concert donné hier à Noyon et, ce soir, à Vailly-sur-Aisne. Après le Sinfonietta, de Joachim Raff, estimé à l’égal de Wagner ou Brahms, mais, aujourd’hui, méconnu, l’Orchestre présidé par Jean-Jacques Thomas confirma la mesure de son talent la symphonie n°2, de Beethoven. Bref, dans ce hautbois en joué-dirigé, le public ne s’est pas trompé en adressant plusieurs rappels au musicien devenu chef.