19 MARS 2017 HIRSON dépôt de gerbe

Devant le monument érigée par la Municipalité à la mémoire des victimes d’Afrique du Nord et qu’il venait de fleurir avec les représentants de la Gendarmerie nationale et mobile, Jean-Jacques Thomas est revenu sur la date du 19 mars 1962. « Nous commémorons, dit-il, le « cessez le feu » signé à Evian. Un accord difficile, parfois même douloureux, qui fut, cependant, rapidement et largement entériné par un référendum favorable à plus de 90 % ». Et même si, après le 19 mars, d’autres vies furent fauchées, la fin officielle du conflit fut, selon lui, considérée comme un soulagement par les parents et les proches des soldats mobilisés. Un soulagement, également, pour des milliers d’appelés.

19 MARS 2017 HIRSON JJT pupitre

Au-delà du calendrier, s’interrogea le Maire d’Hirson, si la France n’avait pas attendu juin 1999, trente-sept ans après les accords d’Evian, pour reconnaître la guerre d’Algérie, le cessez-le-feu aurait pris toute sa dimension en mettant fin à une guerre qui, jusqu’alors, n’existait pas alors que son bilan est lourd : 1,7 million d’hommes mobilisés, 24 000 tués, 60 000 blessés. Et Jean-Jacques Thomas de saluer la décision de Lionel Jospin visant à redonner aux anciens combattants l’honneur et la dignité que l’histoire leur avait pris, invitant son auditoire à « chercher la vérité et à la vivre. La vivre, loin des polémiques de toutes sortes ».