Achille Hurlet Francis Vilaire

Lors de la cérémonie religieuse, hier après-midi, en l’église de Bucilly, l’abbé Jean-Charles a évoqué le chemin de croix et la foi du croyant. « Pour nous, rappela Jean-Jacques Thomas dans l’hommage funèbre rendu au défunt, Achille Hurlet était, lui-même, le chemin, celui qu’il a jalonné, sa vie durant, et qu’il marqua de nombreux points de repères pour sa famille et ses amis ». Une famille qu’il aimait retrouver et qui fut toujours sa référence. Né à Verviers, en Belgique, en 1919, au lendemain de la Première guerre mondiale, Achille Hurlet est arrivé à Jeantes en 1926, avant, un an plus tard, de revenir à Bucilly dans la maison familiale où, avec son frère, Henri, et sa belle-sœur, il restera jusqu’en 2009 avant de s’installer à Hirson. 

D’abord commerçant ambulant dans l’épicerie familiale, Achille rejoint son frère Henri qui, lui, a démarré la vente de poste radios, avant les télévisions dans les bureaux de l’actuel service Urbanisme en Mairie pour ensuite déménagé au bas de la rue Charles de Gaulle. La fermeture du magasin, en 1992, a mis fin à une longue carrière professionnelle prolongé par un bénévolat sans faille au sein du club de football, le CSCVH-O, puis de  toutefois, même retraité, il comptait toujours. 

Trésorier de l’OMS depuis 1983, le bénévole n’a jamais quitté son poste, et ce jusque la fin. Outre sa passion des chiffres, le trésorier aimait son jardin qu’il cultiva jusqu’en 2010. Ses visites ponctuelles au Service municipal « Education, Jeunesse et Sports » lui permettaient de partager un café et de faire le point sur les dossiers des clubs sportifs. Il s’investissait autant dans les comptes que dans la préparation des manifestations où sa discrétion n’avaient d’égale que son dévouement.