FESTIVAL JAZZ 2017 TOM IBARRA DIDIER LOCKWOOD THOMAS ENHCO 2

Il est des rencontres qui marquent à jamais une vie. A six ans, durant ses vacances en Vendée, Manou, le grand-père, lui offre sa première guitare. Il lui en apprend les bases. Sans connaître le solfège, il progresse à l’oreille. Tom est doué. A huit ans, à Beauvais, il joue pour la première fois en public. Voici deux ans, il enregistre son premier CD éponyme sur son Ibanez AS200.

En 2013 et 2014, il reçoit le prix de la SACEM au Festival des puces de Saint-Ouen. Vendredi soir, à dix-sept ans, il est sur la scène de l’Eden, en première partie de Didier Lockwood et de Thomas Enhco.

FESTIVAL JAZZ 2017 TOM IBARRA guitare

Le maître et l’élève se connaissent. En 2011, en Normandie, à Pont l’Evêque, le violoniste entend par hasard le guitariste. «  Passe-ton bac et, ensuite, je t’accueille dans mon école de Dammarie-les-Lys ». Didier Lockwood a tenu parole et à Hirson Tom Ibarra figure en première partie de la star internationale. La pression est forte. D’autant plus que Manou, papa et maman ont fait le déplacement.

FESTIVAL JAZZ 2017 TOM IBARRA scène

« Death », « Technology » et « Exotic city », trois de ses compositions sont à son programme avec « Gymnopédie », l’une des trois œuvres d’Erik Satie, inspirées des danses grecques de l’Antiquité. La maîtrise est parfaite. Le public est debout pour l’applaudir, mais le jeune artiste n’ose pas le regarder. Encore impressionné par l’environnement, Tom Ibarra confie « J’ai sauvé les meubles ».

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Et lorsque Didier Lockwood et Thomas Enhco l’invitent sur scène, le bonheur est là, mais le stress plus encore. « Le bues, c’est la base, lui explique le violoniste, sans lui, tu ne réussiras pas d’improvisations et sans improvisation, pas de jazz ». L’autodidacte apprend aujourd’hui à lire et à écrire la musique. L’avenir est à lui !