HIRSON MONUMENT ROUMAINS VEILLÉE 2017

« Ils sont jeunes, plein de rêves et d’amour. Agés d’un peu plus ou d’un peu moins de 20 ans, ils sont assoiffés de vie. Ils ont été mobilisés en août 1916. Eclairé de bleu, ce monument célèbre, ce soir, le souvenir de ces 275 soldats roumains morts à Hirson. Victimes de la faim, de maladies, d’épuisement et des mauvais traitements que l’ennemi impose à ses prisonniers ».

Alors que voici tout juste cent ans débutait la terrible offensive, dans l’Aisne, sur le Chemin des Dames, au cœur du cimetière, comme dans plus de 250 communes de l’Aisne, Jean-Jacques Thomas rappela le sens du rassemblement hirsonnais dans lequel sont associées toutes les victimes de la Première guerre mondiale.

HIRSON VEILLÉE CHEMIN DES DAMES 2017 vue monument

Du drame roumain, des traces de ces vies éteintes persistent encore tels les calvaires orthodoxes conservés dans les vitrines du musée, mais, également, l’ancien nom de la rue André-Baudin, cette voie construite pour créer une ligne de chemin de fer depuis la gare vers l’usine électrique et Ohis, et baptisée rue des Roumains en 1935. Il demeure surtout ce monument érigé, en 1924, en mémoire de ces 275 prisonniers, morts pendant leur captivité. A l’initiative de la Municipalité, il fut réhabilité et éclairé en 1998.

HIRSON VEILLÉE CHEMIN DES DAMES 2017 récitante

Dimanche soir, autour de Colette Chirez, s’y sont retrouvés les élèves du Conservatoire, des écoles d’Effry, Wimy, Luzoir et Ohis venus interpréter la chanson de Craonne, mais également « Tu ne reviendras pas », le poème de Louis Aragon et « La paix sur terre », de Jean Ferrat. Deux titres symboliques pour illustrer la détresse des soldats roumains restés en terre hirsonnaise et le vœu des millions de mobilisés.