EFFRY CENTENAIRE LAZARET 2017 poème Élise

« J’ai quatre ans. Mon seul but est de vivre. Pourtant je dois mourir. Jamais, je n’aurais cinq ans ». Commémorer, expliqua Jean-Jacques Thomas, nous amène, parfois, à en appeler aux forces de l’esprit et, à Effry, à ces fantômes squelettiques des bataillons de travailleurs civils, ces hommes de 14 à 60 ans, mais, également, ces femmes enlevées de force et déportées.

« Quatre ans, c’est grand, mais ça ne dure pas longtemps ». Au pied de l’Ossuaire d’Effry, Elise Tricotteaux a neuf ans et elle tire des larmes aux spectateurs en récitant ce poème dans lequel elle dit « adieu maman, adieu papa. Ça y est tout est terminé. Ma vie vient de m’étrangler. Et oui, je viens d’être fusillé. J’ai pleuré, supplié. Hélas, ils ne m’ont pas écouté ».