KIT ARMSTRONG RENAUD CAPUÇON 2017 fusion

Un regard, une inclinaison de tête, un changement de rythme ou une accentuation partagée du bout du pied, d’un forte sur le clavier ou d’un mouvement d’archer, tout paraît alors prétexte à afficher ce plaisir de partager l’interprétation d’une œuvre magistrale. Comme dans un jeu, tout au long de cette soirée exceptionnelle, le sourire de l’enfant prodige ou le côté décalé du compositeur à l’image des productions qui lui furent consacrées fut prétexte à la virtuosité et à l’humour. Y compris, voire surtout, dans l’andante con moto de la sonate en mi bémol reprise en « bis » par les deux artistes après une « standing ovation » qui a, ainsi, vu se consolider une complicité avec un public plus que conquis.

KIT ARMSTRONG RENAUD CAPUÇON 2017 rosace bleue

Lundi soir, dans une église comble qui a, malheureusement, dû refuser l’entrée aux retardataires, Kit Armstrong et Renaud Capuçon ont choisi d’interpréter Mozart. Et pourquoi pas, connaissant la finesse et la malice du génial compositeur, de jouer avec ses œuvres. Pour les quelques cinq cents heureux titulaires de leur billet, tout autant que les images, les sonorités proposées, représentaient quelque chose de rare. 

KIT ARMSTRONG RENAUD CAPUÇON 2017 pied

La soirée s’est ouverte avec quatre sonates. Au fil des notes, des portées et des mouvements, La première, en fa majeur K 376, puis la seconde, en mi bémol majeur K 380, la troisième en sol majeur K 379 et enfin la quatrième, en la majeur K526, sont devenues autant d’arguments pour afficher et confirmer une surprenante entente entre les deux interprètes avant de s’affirmer comme une totale fusion à laquelle, le public fut, très cordialement, invité à y participer.