PS 2018 DÉBAT SANTÉ ST-QUENTIN Jean-Louis Bricout« Longtemps performant, notre système de santé va-t-il le rester ? » s’inquiète Anne Ferreira ». « Nous sommes de plus en plus empoisonnés avec de moins en moins de moyens de nous soigner » résume Jean-Pierre Lançon. Le débat sur la santé organisé par la section socialiste eut le mérite d’élargir la réflexion en compagnie de Jean-Louis Bricout, Député, auteur de plusieurs amendements dont le maintien du tiers payant dans les maisons pluridisciplinaires de santé, et Karl Pincherelle, Saint-Quentinois et spécialiste des questions européennes. Dans une région où les indicateurs sont tous au rouge, malade de ses structures, l’Hôpital se bat pour ne pas succomber.

PS 2018 DÉBAT SANTÉ ST-QUENTIN JJTPrésident du Conseil de surveillance d’un centre hospitalier qui a su s’unir avec ses voisins, Jean-Jacques Thomas dénonça pour sa part la tarification à l’acte, poison distillé dans des structures contraintes de diminuer ses durées moyennes de séjour et la qualité des soins pour tenter de limiter ses déficits. De plus, privé d’investissement, l’hôpital français vieillit mal. Avec une démographie médicale dans le même état, le Maire d’Hirson plaide donc l’affirmation de la puissance et du service public dans l’aménagement du territoire avec les maisons de santé en étroite liaison avec les services hospitaliers, le déploiement de la fibre optique pour développer la télémédecine et le maintien à domicile.

PS DÉBAT SANTÉ ST-QUENTIN Karl PincherellePour sa part, Karl Pincherelle apporta sa, complémentaire, vision européenne. Harmonisation indispensable afin d’éviter l’effet frontière et lutte coordonnée contre les lobbies l’amenèrent, évidemment, à évoquer la lutte contre les glyphosates et les perturbateurs endocriniens, mais, également, sur le territoire français, la nécessité de « forcer le réel » et, avec Jean-Louis Bricout, une implantation encadrée. Pour eux, l’incitatif, c’est-à-dire, les primes ont montré leurs limites géographiques. Alors que la démographie médicale devrait s’inverser à partir de 2025, en attendant, la souffrance des personnels de santé nécessite des changements profonds et pas seulement des pansements de circonstance.