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Les Transfrontalières confirment leur bonne santé en termes de fréquentation cette fois, autour d’une nouvelle pièce la Comédie de Picardie signée Flore Lefebvre des Noëttes. Dans la suite de « La Mate », créée en 2015, ce second monologue se penche sur une autre tranche de vie de l’artiste, de l’inscription en 6e à la perte de ses parents. Dans un cadre contrasté, où dominent le blanc et le noir, une silhouette envahit progressivement l’espace pour finir par l’occuper complètement afin de mieux partager son intimité avec le public.

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Texte choisis, sur un ton ou un articulé parfaitement adaptés, la musique rappelle les « surboums » et leurs slows, la découverte des Beatles, des Pink Floyd ou de Deep Purple. Sans oublier Moustaki et Daniel Mesguich, les engagements idéologiques, les tenues aux accessoires militaires pour mieux afficher son antimilitarisme, les manifestations, les gaz lacrymogènes et les CRS matraqueurs à l’arrière des motos.

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Sans temps mort, cette succession d’images a offert au public un très beau voyage dans le temps. Au travers des rites de l’adolescence, l’humour et l’amour y trouvent, évidemment, toute leur place. Cette belle soirée prépare déjà au troisième volet consacré, au « Pater », autre recherche d’un temps perdu dans lequel Flore Lefebvre des Noëttes retrouve un grand-père venu combattre, voici un siècle, sur la Somme.